Il suivait son idée, c'était une idée fixe et il s'étonnait de ne pas avancer.
Jacques Prévert

0 Une recette


Pot au feu maison
réalisé le 26/11/2011 par Ckan
Recette de Grand-mère

Grand-mère m’avait bien dit
Ecoute moi ma chérie
Si tu veux le séduire
Frou-frou n’saurait suffire

Fais lui donc mijoter
Sur le coin d’la cheminée
Un gentil pot-au-feu
Pour qu’il te mette le feu

Oh le feu ! Mais mère-grand
C’est pas un garnement
Pour lui plaire je sais faire
Point besoin d’être sorcière

Je lui ai mitonné
Près de l’âtre allumé
Une bonne potée
Pour finir la journée

Je ne fus pas déçue
Car à l’heure du tutu
Le chapeau fut pointu
Turlu, turlututu !


Ckan

Consigne :I l ne reste peut-être plus de haricots dans votre garde-manger, mais bien assez d'autres choses pour nous concocter une recette de votre cru, à partir d'ingrédients réels ou imaginaires. Philtre d'amour, potion magique, sérum de vérité pourront ainsi côtoyer soupes de mère-grand et gâteaux de mariage dans ce livre de recettes à nul autre pareil.I


Je conseille à tous le sympathique ouvrage de Mark Crick
qui nous donne de bonnes vraies recettes rédigées « à la manière de »
4ème de Couverture :
Si vous alliez dîner chez Marcel Proust, Gabriel Garcia Marques, Virginia Woolf ou Raymond Chandler, que vous offriraient-ils à table ? Mark Crick répond à la question en nous donnant à lire une série de savoureux pastichesde quelques uns des plus grands évrivains du monde. Chaque texte est une plongée dans un univers différent, racontée d’une voix semblable à s’y méprendre à celle de l’écrivain lui-même. S’inscrivant dans la tradition des Pastichez de Proust et rappelant les Exercices de style de Queneau, le livre de Mark Crick est un véritable tour de force,… L’auteur a également illustré chacun de ces fins morceaux de sa propre main, proposant autant d'hommages à des artistes célèbres.

LA SOUPE DE KAFKA, Mark Crick

Image_1Voilà un petit livre très original  : La Soupe de Kafka de Mark Crick. Il s'agit d'un exercice de style, qui s'inscrit dans la lignée de ceux de Queneau ou des Pastiches de Proust. L'auteur livre un panorama de la littérature mondiale à travers des recettes de cuisine (d'où le titre !). L'originalité réside dans l'attribution de chaque recette à un auteur (Oeufs à l'estragon à la Jane Austen ; Tiramisu à la Marcel Proust, etc), mais aussi dans le pastiche que réalise l'auteur pour chaque recette : Mark Crick s'amuse à reprendre les traits définitoires du style de chaque auteur pour expliquer la recette, et c'est bluffant ! on a l'impression de lire Proust lui-même ! Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques exemples de recettes (mais pas celui de Proust : la première phrase est beaucoup trop longue à recopier, of course !!!):

Moules marinières à la Italo Calvino :
" Je rédige cette recette sans savoir où ni quand elle trouvera un public, mais pour l'heure, lecteur, tu es là. Quelle forme a pris ce récit pour venir jusqu'à toi, je l'ignore..."

Fenkata à la Homère :
" ... Puis Ulysse aux mille tours mêla du vin doux comme le  miel dans le cratère, en arrosa la viande et retira le chaudron du feu pour laisser mariner trente minutes. Le fils d'Atrée, le puissant Agamemnon, seigneur des peuples, hacha les oignons et répandit des larmes, comme un torrent sombre, dévalant la face d'une falaise infranchissable, répand son eau rare..."

Agneau à la sauce à l'aneth à la Raymond Chandler :
" J'ai éclusé un peu de mon whisky-sour, j'ai écrasé ma cigarette sur la planche à découper et j'ai regardé une punaise s'escrimer à ramper hors de l'évier. Ce qu'il m'aurait fallu, c'était une table chez Maxim's, une centaine de dollars et une blonde explosive, mais je me retrouvais devant un gigot d'agneau sans mode d'emploi.  J'ai empoigné l'articulation. Elle était aussi froide et moite que la poignée de main d'un médecin légiste. "

Evidemment les pastiches ne s'apprécient que si on connaît les auteurs, mais la plupart de ceux figurant dans ce livre ne nous sont pas inconnus. 16 recettes donc à savourer sans modération !

0 Deuxième fournée

Je ne l'avais dit à personne mais il me restait de la pâte ! héhéhé..... héhéhé !!!

Y a des jours
La balance on s'en fout
Y a des jours
La balance on s'en fout

Défaut ? Faux

Avant cuisson -14 h 35

14 h 43.1


14 h 43.2

14 h 44

14 h 50

Le lendemain on chantera moins
Mais la veille c'était merveille

3 AMARETTI--> Macarons



-        4 blancs d’œufs montés en neige
-        - 300 gr de sucre semoule incorporé et battu avec le fouet
-        - 350 gr d’amandes en poudre
-        - 4 gouttes (pas plus) d’amande amère

1)     On monte les blancs
2)     On incorpore le sucre en battant avec le fouet
3)     On ajoute les amandes en poudre
4)     On parfume avec 4 gouttes d’amande amère


On obtient une pate collante un peu granuleuse avec laquelle on forme de petits rochers (a l’aide d’une cuillère à café)
petits rochers que l’on roule dans du sucre glace (on se débrouille ma pate A MOI ne se tenait pas bien.. bien que je l’ai laissé 30’ au frigo)
On met sur une plaque (que l’on n'oublie pas de graisser au beurre ou de recouvrir de papier sulfurisé car parfois elle ne sont pas anti-adhésives héhéhéhé)

Cuisson 7’ environ (parfois ça gonfle on appelle ça des AMARETTI parfois ça s’étale et ça se transforme en MACARONS et c’est très bon !)


1 Jupe - Jupons... Juppé ? euh....

En l'honneur de la journée de la jupe, voici celle que je porte aujourd'hui, achetée avant-hier : 
Elle est mimi et me rappelle mes 16 ans et demi !
C'était quand déjà ?
Et puisque femme à jupette, femme à lunettes,
J'en profite pour montrer les nouvelles :

Tout le monde s'en fiche ?
Tant pis, vous ne verrez pas ma nouvelle coiffure !
Et que personne ne dise que je vois rouge ce serait vraiment de mauvais goût.

2 Comparaison

L'autre soir, faute de mieux, nous avons regardé le film "Je l'aimais". Finalement ça se laisse regarder. La chanson du générique, écoutez à 1:08




 

 et là à 0:21
 

 N'y aurait-il pas une vague ressemblance ? 
Pourtant je n'ai pas l'oreille musicale, mais j'ai "tilté" en entendant la bande son du film.



1 Hors de blague et blague à part !


Mais non pas ça !


près en avoir dit ça, là "clic-clic"
Je me suis remise dans "Freedom", finalement, j'aime bien et je poursuis !






Celui là




A le reprendre après une pause et surtout après avoir lu "La couleur des sentiments", je trouve que c'est beaucoup plus facile de se couler dans cet univers.

C'est un plaisir de reprendre "l'autobiographie de l'autobiographe" et j'y retourne donc !

A r'voar

1 La couleur des sentiments II

Mes petites femmes africaines
que j'adore
Une semaine....... qui m'a paru bien longue tellement j'ai eu du mal a me tenir à la lecture de ce "best-seller".
Alors qu'il ne me restait qu'une cinquantaine de pages, je me posais la question de savoir si j'allais le terminer. Je suis donc allé fureter sur le net où j'ai visionné la bande annonce du film ainsi qu'un ou deux extraits.
Ces quelques images m'ont convaincu de poursuivre ma lecture et on changé mon angle de perception de tous ces personnages.
Je lisais sans doute en "noir et blanc" (sans jeu de mots volontaire :).) et le fait de me représenter, grâce au réalisateur du film, les bonnes comme les patronnes en chair et en os a teinté mon approche d'une autre couleur.
Trop de détails dans les chapitres tuent à mon avis le plaisir de lire et chaque changement de narratrice casse l'intérêt que l'on peut porter à chacune. Cet ouvrage aurait mérité d'être plus condensé et aurait dû être un peu dépoussiéré de propos qui relèvent plutôt d'un scénario ou d'un script puisque l'auteur indique des attitudes, des positions etc.

Les pages qui m'ont le plus intéressée sont celles intitulées "Trop peu, trop tard", (521 à 526, les dernières donc), où l'auteur évoque sa propre "bonne" ce qu'elle a représenté pour elle et les regrets qu'elle a de n'avoir pas pris conscience de son importance à cette époque. Ce sont les plus intéressantes et les mieux écrites aussi. Il aurait fallu que tout l'ouvrage soit de cette veine là.

Le film est à voir je pense, surtout pour ceux qui ont lu le bouquin.

0 A défaut de paroles, à manger !

Dos de cabillaud en papillotes, fenouil et petits légumes :

Après cuisson, pas très beau sur la photo mais beau en vrai et
surtout délicieux et fin
Pour réussir cet excellent dos de cabillaud il faut pour deux

- 1 dos de cabillaud bien frais (370gr)
- 1 carotte
- 1/2 fenouil
- 1 gousse d'ail
- Echalotte
- Persil
- Huile d'olive parfumée au basilic
- sel, poivre
- lardons fumés (facultatifs)
Le plus long et le plus "ch...t"







1 - Couper le fenouil en petites allumettes et faire "ramollir" dans une poêle (possibilité d'y ajouter des lardons fumés)
2 - Râper la carotte (1/2 si elle est costaud)
3 - Hacher menu, menu, la gousse d'ail
4 - Hacher menu, menu l'échalotte
5 - Hacher menu, menu le persil
6 - Mélanger intimement tous ces ingrédients






Avant la torture du four



7 - prendre une feuille d'aluminium et y déposer délicatement le dos de cabillaud
8 - Recouvrir l'animal de la préparation ci-dessus sans oublier le fenouil revenu dans la poêle
9 - Au four chaud entre 15 et 20'

Avec un peu de riz, c'est très bon. Très !

0 Toi, toi, mon Moi !

Ré par un beau jour d'Octobre
Sainte-Marie


Quand sous un ciel si bleu
Le grondement des vagues
M'enchante

Dans tes bras qui me serrent
La saveur de tes lèvres
M'enchante

Ne penses pas à demain
Hume l'air de la mer
Et chante








Pour les impromptus littéraires là
Consigne : Cette fois nous vous proposons d'exercer tous vos sens sans exception en rédigeant un texte en prose ou en vers qui contiendra obligatoirement les cinq éléments suivants : une couleur (vision), un son (ouïe), une fragrance (odorat), une saveur (goût) et un contact physique (toucher)

2 La couleur des sentiments


En cours de lecture....

Apparemment cet ouvrage ne s'attire que des compliments.
J'attend un peu d'être plus "entrée dedans" pour en dire du bien !
Le premier chapitre ne m'a pas "botté" outre mesure, mais plus j'avance dans la lecture plus je m'attache à ces "servantes" noires pour lesquelles ont construits des toilettes spéciales afin de ne pas mélanger la couleur des derrières à défaut de celle des sentiments....
Donc on rencontre, Aibileen, Minny, une disparue Constantine, dont le savoir faire permet aux autres de se la couler douce, ces autres sont les femmes au visage pâle : Elisabeth, Hilly, Célia et Skeeter cette dernière aura sans doute un autre rôle auprès des " bosseuses" dont l'une d'elle calcule qu'"en travaillant moins, elle gagnera plus", c'est Minny lorsqu'elle part travailler chez Célia après s'être fait virer de chez Miss Walters la mère de Hilly, elle sera payer deux fois plus pour travailler deux fois moins ! génial non ? Et moi je dis que "Travailler moins pour gagner plus", c'est une bonne devise puisque c'est la mienne qui devient au fil du temps "plus travailler - toujours gagner"... La suite ! la suite !

0 Pas de canard ce soir



Hier soir en m’endormant
j’pensais au prince charmant
dors, dors mon enfant
disait-il tendrement

Tu me charmes bon prince
pour toi tu sais que j’en pince
Je ne suis pas très mince
Et sais passer la since

Oh la la quel bonheur !
Cria ce joli cœur
Tu es une vraie fleur
Viens donc chantons zen chœur



Mais chanter je ne sais
Carrelage je sinçais
Parquet je reluisais
Et point je ne chantais
Car le temps me manquait

D’chanter tu ne sais point
N’en fait pas tout un foin
Car dans ce petit coin
Pas besoin de témoin

Je m’réveille d’un coup
Quoi, quoi mais tu es fou
J’espérais entre nous
Qu’on s’frait juste un bisou

Un bisou, un bisou !
Je ne suis pas un mou
Un bisou dans le cou
Et la danse du hibou

Consigne : insérer "danse du hibou" dans le texte

2 Lettres de guerre

Verdun, dessin du front
Fernand Léger


« Vraiment la guerre est une chose bien bizarre […]. Ces 18 mois passés ici ont été très durs […]. Je le sens par tout, par mes lettres qui sont de plus en plus longues à ceux que j’écris. C’est formidable ce que j’aurai écrit pendant cette guerre. Heureusement que j’avais cette diversion. J’y serais crevé sans cela […]. Jane a de moi 30 lettres par mois, des lettres quelquefois de six pages. Toi, tu en as pas mal. Mare quelques-unes aussi et d’autres à des étrangers […]. J’ai un très grand plaisir à écrire. C’est le seul que j’aie […]. Ça me donne de l’air, comprends-tu, je respire mieux. […] J’ai besoin de cela. Il faut que je le fasse »


lettre de 1916 adressé à son ami Louis Poughon

« Les débris humains commencent à apparaître aussitôt que l’on quitte la zone où il y a encore un chemin. J’ai vu des choses excessivement curieuses. Des têtes d’hommes presque momifiées émergeant de la boue. C’est tout petit dans cette mer de terre […]. Les mains surtout sont extraordinaires […]. Plusieurs ont les doigts dans la bouche, les doigts sont coupés par les dents. J’avais déjà vu cela […] en Argonne, un type qui souffre trop se bouffe les mains ».
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« Je ne puis absolument pas te décrire cela. Ceux qui veulent le faire font de la littérature et de la mauvaise […]. On n’est pas seulement tué par obus ici, on se noie aussi. […] Eh ! Bien, mon vieux, dans tout cela, dans ce mélange de viande pourrie et de boue, des fantassins commençaient un peu au-dessus à creuser de nouvelles tranchées ! Ils recommençaient. Ce recommencement au même endroit par ces hommes-là, tu ne trouves pas cela formidable ! Eux, ils ne le trouvent pas. Ils faisaient leur boulot tranquillement »
Fernand Léger, Une correspondance de guerre
lettre de 1916 adressé à son ami Louis Poughon



« Ton souvenir, la pensée de la joie qui se prépare pour nous, arrivaient encore à moi, mais comme d’au-delà des ténèbres. C’est effrayant de dépendre autant que cela du milieu où l’on est. Mady, ce n’est pas un être humain que tu vas épouser. […] je suis tantôt une bête, tantôt une plante, tantôt un minéral, jamais un être humain »
Henri Fauconnier
Lettres à Madeleine
Lettre du 18 Février 1917

0 Schmilibilibilik



Jeudi soir à la télé

Il y avait une invitée

Qui était fort bien fringuée

Si bien que je me demandais

Mais quel est le couturier

Qui a eu une telle idée !




Sont-ce des notes de musique

sur une portée lyrique ?

Sont-ce des hirondelles

pour la gente demoiselle ?

En tout cas, quelle classe

des briques elle casse !

2 Rien ne s'oppose à la nuit

Entre malaise et curiosité, le livre de Delphine de Vigan ne laisse pas indifférent. Souhaitant revenir sur les pas de sa mère après son décès volontaire  Delphine de Vigan ouvre les pages d'un livre noir  sur une famille apparemment "idéale". Des grands parents unis et accomplis ayant "fondé" une famille nombreuse : neuf enfants, plus un je dirais. Malgré les apparences ça cloche et personne ne semble s'en émouvoir, voire s'en rendre compte! Un des fils vient à disparaître par noyade lors d'un jeu, et le voilà remplacé par un autre jeune en mal de famille. Quelle incidence aura cette "substitution" auprès de la plus fragile des frères et soeurs ? Aucune ? C'est à voir car dans les notes de cette période écrite par L, la mère de l'auteur on tombe sur ceci :
"Ainsi, je découvrais confusément, malgré les explications et les dénégations, que nous étions interchangeables. Je n'ai jamais pu me convaincre par la suite du contraire, ni dans les rapports amoureux, ni dans les rapports amicaux."
Que dire de cette famille, qui affichait sur les portes de placard de la cuisine, les dates de naissance et de décès de ses membres ? Un autre se suicidera à l'âge de 28 ans, et celui que moi je nomme le "remplaçant" sera retrouvé inanimé  dans son lit, un sac sur la tête ! Sans compter la soeur aînée dont le projet était d'en finir avant cinquante ans, mais qui selon ses dires s'est fait "voler la vedette" par L
L et l'auteur
Par curiosité, je suis allée fouiner dans les archives de l'INA dont nous parle l'auteur. J'ai retrouvé l'émission dont il est question. On pénètre  au coeur de cette famille... parfaite ?.....On y voit l'auteur fillette et sa mère, je me permet de les mettre là, c'est une capture d'écran.
La souffrance de L est-elle invisible aux yeux de sa mère Liane, L qui écrit dans ses notes.....et sur son père
"Il m'a violée pendant mon sommeil, j'avais seize ans, je l'ai dit" 
Ce "je l'ai dit", posé là a valeur d'un "c'est dit" maintenant, car jamais cela n'a été évoqué dans cette famille tellement "bien sous tout rapport". Fantasme ou réalité ? Ce père-grand-père est quand même décrit à plusieurs reprises comme ayant des préférences incestueuses, la mère-grand-mère quant à elle, femme joviale, pleine d'énergie, sportive, active, ne voyant rien ou ne voulant rien voir.
Plus tard, L sera internée a plusieurs reprises en HP, de bouffées délirantes en boufféés délirantes puis le répit viendra, plus tard, après maintes péripéties, maintes sorties de l'eau et maintes rechutes, tout cela au détriment de ses deux filles, l'auteur et sa soeur.
Tout est dans la première partie du livre, la seconde et la troisième nous décrivent la chute de Lucile dans la maladie, la folie, dont elle pourra rebondir et tenir pendant 15 ans, avant d'être frappée d'un cancer qu'elle ne supportera pas.
Cet ouvrage est très descriptif, DDV bien que proche de son personnage reste assez distante, elle n'est pas glaciale, mais nous écrit en tant qu'observatrice de sa mère, peu de pathos. Nous lisons cela  un peu comme un "cas clinique" très détaillé. L'auteur se défend comme elle peut. Une crainte est que la répétition des malheurs (tante cyclothymique, nombreux suicides, hommes incestueux) ne fassent trop longtemps de l'ombre à Delphine de Vigan.
Je ne vois pas ce qu'elle a pu trouver à faire de cet écrit très personnel un écrit public.
Ce livre méritait-il un prix ? je ne le crois pas.

Je ne relis pas ce que j'écris. Je crois qu'il y aurait beaucoup à dire sur cet ouvrage, sinon à taire.



2 Courir....


Decré, septembre 1943




....Les magasins de droite à gauche, de gauche à droite, de gauche à gauche et de droite à droite, voilà bien un moment que je ne m'étais pas tant trimballer entre côté Decré





Prisunic Septembre 1943




et côté Prisu, ... qui n'existent plus !






Decré le grand magasin nantais porte désormais l'enseigne "Gal Laf",  de Prisu, il n'y a plus. Quant aux Gal Laf d'antan désormais vides,  abandonnés depuis quelques années aucune enseigne n'est réellement venue reconquérir le centre ville si ce ne sont des boutiques suédoises ou espagnoles holé ! hola  !

Non ce n'est pas carnaval
Rue de la Barillerie vers Decré
un samedi ordinaire
Maintenant on passe donc d'un magasin de frippes d'jeunes et bon marché à un autre du même style !

La foule rue Crébillon ?


Nantes est une ville coupée en deux par une ligne de tramway. Côté Decré Gal Laf, 


côté Crébillon.


Nantes est maintenant très pauvre en boutiques, celles-ci sont regroupées dans des galeries. Pratique, on a tout sous la main, même trop car on dépense, on dépense, enfin Je dépense, car les autres sont peut être raisonnables.....


.../... a suivre

0 A Anse-à-Fôleur.


Anse-à-Fôleur
A Anse-à-Fôleur, les pêcheurs sont heureux. Quand la pêche a été bonne, ils consacrent de longues soirées  à remercier le ciel avec des chansons de mer, des baisers, de bons mets. Ils semblent ignorer que pendant ce temps là, les belles demeures jumelles du riche colonel et du riche homme d'affaires partent en fumée. L'ignorent-ils vraiment ? Eux dont les lois se mettent au service du bonheur, eux qui accompagnent les mourants dans la joie pour alléger leur passage en réalisant leurs plus tendres souhaits ? Il y a "eux". Il y a les "autres"


"De mémoire de villageois, jamais ils ne vécurent meilleur matin ni meilleure nuit, et, n'était le souvenir charnel des mets et des baisers, ils pourraient croire avoir rêvé. Voilà ce que les hommes te diront. Les femmes ajouteront pour leur part qu'il ventait ce soir-là un air de parfum frais, mélange de petit baume, de jasmin et d'ilang-ilang. Heureuses, elles redevinrent petites filles et s'endormirent fenêtres ouvertes en rêvant de beaux capitaines."



Une jeune femme entend sans l'écouter le guide qui la conduit la-bas, sur les traces de son père, celles de son grand-père et de sa grand-mère. Il lui raconte, les gens de la bas, la vie de la bas et ses mystères. Qu'est-elle venue chercher, et que va-t-elle trouver ? Peut-être "La belle amour humaine" ?

Ceci pour vous parler de l'ouvrage de Lyonel Trouillot, que le Goncourt ne récompensera sans doute pas bien qu'il soit sur la liste. Une petite poésie en prose comme le fut "Parle moi de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard qui n'a pas été récompensé l'an passé.
Et que le vaste monde poursuive sa course folle !
Cormac Mc Carthy - La route