Il suivait son idée, c'était une idée fixe et il s'étonnait de ne pas avancer.
Jacques Prévert

1 Automne et faribole


Ce matin au réveil
En regardant le ciel
Je me suis sentie en joie
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

L’automne nous fait cadeau
D’un été qui s’étend
Alors on fait l’gros dos
On s’étire on s’détend.

Cette saison éphémère
De toutes ses partenaires
Est celle que je préfère
Aucun mal à m’y faire.




Je n’y broie pas de noir
Car devant mon miroir
Vraiment je me sens belle
Cette saison m’ensorcelle.

Souvent tard le matin
Parfois même tôt le soir
Tous les deux on se marre
Quand on froisse le lin 
Au-dedans du plumard.

Nos sanglots sont de rires
Notre misère est d’or
Il faut savoir sourire
Dans un si beau décor

Et tant pis pour la crise
Plus rien n’est monotone
Tout n’est que pur délice
En ce si bel automne.

Pour les impromptus littéraire dans la colonne à droite, clic)
Consigne : que vous inspire "automne", utiliser obligatoirement les mots, sanglots, or, miroir, froisse, ciel,

0 Le sable est rouge....




…le sable rouge est comme une mer sans limite, c’est incroyable et magnifique. Il aura fallu ces évènements pour que mon regard puisse se régaler d’aussi belles choses.
Non seulement le sable est rouge, mais à l’instar d’une mer déchaînée il nous offre des valons, des collines, vierges de toute présence. Aucune empreinte ne vient altérer cette beauté si ce ne sont les légères rides qu’une brise chaude laisse sur son passage. Ces courbes sensuelles me font rêver, petite femme et me rapprochent de toi, de ta beauté, de ta chaleur. Nous sommes éloignés, hélas, mais tu es si présente que j’ai envie de te serrer très fort, doucement. Ce souffle qui m’enveloppe est comme le tien sur mon visage, ma peau, mon corps. Tu me manques et cependant tu es près de moi toujours sur mon cœur et dans mon cœur.
Nous sommes arrivés hier pour un court bivouac et repartons avec notre intendance pour essayer d’aider ces peuples brisés par tant d’années de dictature. Tu sais petite femme, cette escale fugitive me fait un bien fou. Tout à l’heure, demain, je serais sur une autre scène. Celle où l’on se bat, celle où l’on risque sa peau. Pour les autres. Pourquoi faut-il en arriver à ces extrémités, petite femme. Tout est si beau ici, mais tant est si « mauvais ». Tout à l’heure, demain, peut être que le sable sera rouge du sang de mes camarades, du sang de ceux d’en face, du mien ?
J’espère petite femme rentrer bientôt pour te serrer doucement très fort. Nous irons voir la mer celle qui vient chatouiller le sable blanc, celle dont les limites changent deux fois par jour, au gré de la lune, marée haute, marée basse. Et nous irons à la pêche, petite femme. Nous jouerons sur les rochers, nous arracherons les crabes de leurs entrailles, nous prendrons des crevettes dans nos filets puis tranquillement nous regarderons le soleil se coucher, la mer alors deviendra rouge et dans le sable blanc nous nous aimerons.
Un doux baiser petite femme. Ton aimé.

2 Vingt huit, le dix huit !

Mignonne allons voir si la rose

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 Pierre de RONSARD   (1524-1585)

1 La la la la la tout rêve....



TROIS PETITES NOTES DE MUSIQUE

L'entendre en cliquant
Trois petites notes de musique 
Ont plié boutique 
Au creux du souv'nir
C'en est fini d'leur tapage
Ell's tournent la page
Et s'en vont dormir
Mais un jour sans crier gare
Ell's vous revienn'nt en mémoire
Toi,tu voulais oublier
Un p'tit air galvaudé
Dans les rues de l'été
La la la la la Toi
Tu n'oublieras jamais
Une rue un été
Une fill' qui fredonait 

La la la la je vous aime
Chantait la rengaine
La la mon amour,
Des parol's sans rien d'sublime 
Pourvu que la rime
Amène toujours.
Une romanc' de vacances
Qui lancinant' vous relance.
Vrai, elle était si jolie 
Si fraîch' épanouie
Et tu n'l'as pas cueillie,
Vrai, pour son premier frisson
Elle t'offrait un' chanson
A prendre à l'unisson.

La la la la la tout rêve
Rim' avec s'achève
Le tien n'rime à rien,
Fini avant qu'il commence
Le temps d'une danse
L'espac' d'un refrain.

Trois petit's notes de musique
Qui vous font la nique
Du fond des souv'nirs, 
Lèv'nt un cruel rideau d'scène
Sur mill' et un' peines
Qui n'veulent pas mourir.



0 Ré-action

Le club des six
à La télé
Pourquoi a-t-elle été nunuche comme ça Ségolène !
Pour François, je confirme c'est OK
Arnaud et Manuel : j'ai du mal
Baylet : passons
Martine : n'est pas un homme elle portait d'horribles boucles d'oreilles qui ne lui allaient pas du tout.

1 Corde à noeuds


Noeud

A son mouchoir il a fait un nœud
pour ne pas oublier qu’elle lui a demander  un oeuf
A son foulard il a fait un nœud
pour ne pas oublier le nœud du mouchoir
Dans sa sacoche il a mis le mouchoir avec le nœud
Autour de son cou il a mis le foulard avec le nœud
Et puis comme il ne savait plus
où il avait mis le mouchoir avec le nœud
où il avait mis le foulard avec le nœud
il a pris une corde
il a fait un nœud à la corde
il a accroché la corde
il a posé ses pieds sur le tabouret
il a passé sa tête dans le nœud de la corde
il a donné une pichenette au tabouret
le nœud l’a serré très fort
il savait qu’il n’oublirait plus les nœuds
quel neu-neu !

0 Ré-sultat 2m1

Poème du mercredi




NFS
Creat
EAL
CPK
Transas
Gle à jeun
25 OH vit D

1 Ré-ussi !


! HABEMUS PAPAM !

La psychanalyse au service du clergé ? 
J'en reviens, il faut y aller. Drôle, humain, sobre, pas barbant !


Piccoli et Moretti excellents et les cardinaux donc !
----------------
Nanni Moretti réussit ce film lumineux dans les arcanes poussiéreux du Vatican.
Par Emmanuel Cirodde (Studio Ciné Live), publié le 06/09/2011 à 18:00


Avec quelques autres, Habemus papam a fait partie des films qui, à Cannes, ont été préjugés sur la foi de leur sujet ou de leur auteur. Nanni Moretti, le réalisateur du Caïman, s'attaquant au Vatican, ça ne pouvait être que sanglant. Il n'en est rien. Moretti enveloppe son récit dans une tendresse qui repousse en deux temps l'idée du règlement de compte idéologique : il décrit d'abord l'institution aux rites séculaires en en dévoilant la petite humanité. Dans le secret du vote, les tout-puissants cardinaux se révèlent effrayés par l'idée de devenir pape, rétrécissant à vue d'oeil sous l'étoffe de leur habit. Il réédite ensuite la manoeuvre avec le cardinal Melville, incarné par Michel Piccoli, pour lequel il n'est pas tant question de foi perdue que de vocation manquée. Melville confesse que son rêve était de devenir acteur, et, lors d'un magnifique périple dans les rues de Rome, loin du Vatican, l'homme incognito semble renouer avec une innocence perdue. La dernière surprise réside dans la nature du personnage de Moretti. Avec lui, le choc tant attendu entre l'Église et la psychanalyse se révèle malicieux. Il organise un tournoi de volley dans un Vatican désorienté par l'absence de chef, fait entrer de la joie et de la légèreté dans l'institution et confère àHabemus papam la même fraîcheur que les couleurs retrouvées de la chapelle Sixtine après restauration. 

0 Ré-édition

Ouais ! ce soir, 18 h. Ne ratez pas C POLITIQUE.
Invitée Ségolène Royal
J'adore.
Enfin du spectacle inédit.
Une comédienne qui ne joue pas la comédie.
Un vrai talent.
Ouais ! Ce soir je regarde Mulmann interviewer Ségo.
On va bien rigoler
On va bien se marrer
Elle va tous les écraser
On s'ra tous dans la purée.....


Mulmann avec sa queue de cheval, c'est mignon, ça lui va bien, mais c'est un peu manque de respect pour l'invitée.
Pas la classe. Dommage.

0 Rê-ve


Pendant huit jours, les nantais vont pouvoir admirer un arc en ciel virtuel projeté dans le ciel nocturne.

La créatrice de ce spectre aux sept couleurs s'appelle Yvette Mattern, une artiste new yorkaise spécialiste des nouveaux media.
L'arc en ciel virtuel diffusé pour la première fois lors de l'investiture de Barak Obama sera visible toute les nuits de 21 heures à 3 heures du matin jusqu'à vendredi prochain.

2 Ré-veillée


 Longtemps j'ai ignoré ce qu'était que se réveiller "avec la tête dans le c.l". Pétillante, sémillante, enjouée.. Hop, hop hop, je me levais avec ardeur pour attaquer une journée faite de mille et une petites choses sans importance qui me donnait du punch. Tiens ! Faire les vitres. Oh ! Vider mes placards de leurs objets encombrants et inutiles. Yes ! Nettoyer ce vieux truc qui traîne la haut sur l'étagère de la cuisine et qui à force de ne pas bouger est devenu tout gras poua-poua.
Quel bonheur que ces petits matins où de bonne heure et de bonne humeur je sautais à pieds joints dans mes babouches et filais sous la douche, active, décidée et entreprenante.
C'était l'époque où chaque jour, sauf ceux là, qui étaient des "samedis" ou des "petites vacances", je me dépêchais d'être prête :
- La douche avant lui pour qu'il ait le temps aussi d'être à l'heure
- Le petit déjeûner dans la foulée, traîner dix minutes et rêvasser (un plaisir qui dure)
- Appeler les enfants qui n'avaient plus beaucoup de temps pour se laver les dents avant de sauter dans leur 'd'jean" et s'en aller vers le "bahut" !
- Et hop, sauter dans la polette, écouter la radio dans les "bouchons" et souvent arriver avec quelques minutes de retard là où le devoir m'appelait.
A cette époque je me disais "vivement la retraite". En réalité je ne me le suis jamais vraiment "dit" car j'ai décidé d'arrêter d'aller "au bureau" bien avant cet âge fatidique qui recule de plus en plus et d'ailleurs si j'avais attendu la "date" je n'y serais pas encore, en retraite.
Tout ça pour dire que désormais, parfois il m'arrive de me répéter et répéter cette maxime de Stendhal : "Il faut secouer la vie, autrement elle nous ronge". *
 Les enfants ont quitté le nid douillet, ils n'en sont pas loin, l'un physiquement, le second par le coeur. Mais leur présence parfois  chantante, musicale, moqueuse,  d'autres fois boudeuse, bruyante, inquiète est devenue absence. On s'y fait, on s'y fait mais il y a "comme un manque".
Et puis on reprend avec un autre rythme : aller au cinéma plus souvent, se consacrer à des matières négligées faute de temps voire de paresse, bref reprendre une activité qui permet d'avoir des repères, des ponctuations, dans des journées qui se ressemblent parfois !
Stendhal avait bien raison de donner ce conseil lorsqu'il se trouvait à Vienne dans les armées de Napoléon, le 4 septembre 1809 à sa soeur Pauline pour qu’elle ne se laisse pas dévorer par la vie provinciale !

3 Ré-intégration



Je suis une fleur de Province
Ni trop grande, ni trop grosse, ni trop mince
J'arrive avec ma valise
Car Paris c'est pour moi la terre promi..i se !

Charlotte Julian - 1972
Chanteuse canadienne à texte
Les paroles,

3 Ré-flexion







Puisque désormais on va enseigner que l'on ne nait ni femme ni homme, mais qu'on le choisi (Momonne on ne "devient pas" on "choisi") ! je me demande quelle voie va choisir EmileM. Je le devine un peu,  qui préfère les tracteurs aux poneys, et les bagnoles aux doudous !








En tout cas, moi je suis bien embêté(e) car
- j'aurais bien aimé faire "pipi debout", (de toutes façons je vais dans le toilettes "homme", il y a moins la queue (hihihi) que dans les toilettes "femme" comme quoi, comme quoi !)
- je porte des pantalons et des blousons,
- je n'aime pas trop les dentelles, (quoi que avec de l'arsenic)
- je ne me fais pas les ongles, ni ne les mordille, mais les "coupe et les lime" tout simplement euh sinon ils se cassent tout seuls.... et je Ré-pare... un peu
pourtant
- j'aime me maquiller et même ne supporte pas de ne pas l'être
- je bichonne mes trois poils que j'ai sur le caillou ne supportant pas les matins "raplapla"
- je me tape le ménage, la lessive... euh la vaisselle c'est "bonbon" qui s'en charge
- je fais les courses de bouffe
- j'aime bien faire les boutiques de mode, quoique de moins en moins
- j'adore dépenser SES sous !

Je serais donc Girly tendance boy-friend, c'est justement un d'jean que je portais l'année dernière ! mais quelle angoisse que ce choix désormais qui nous échoit !



Comme un garçon Je porte un blouson
Un médaillon un gros ceinturon Comme un garçon
Comme un garçon j'ai les cheveux longs
et dans la bande c'est moi qui commande comme un garçon... HOn

Pourtant, je ne suis qu'une fille 
et quand Je suis dans ses bras,
J' n'suis qu'une toute petite fille
Il fait ce qu'il veut de moi.... 
Voilà !

Sylvie Vartan
Chanteuse à texte française des années 60/70
ex de Johny et mère de David
les paroles toutes,

4 Ré-sultat

Comme je l'avais Ré-vélé, là --> La bonne recette des tagliatelles Barilla. j'expose ci-après, le résultat obtenu par moi-même, hier soir vers 20 h et des brouettes.

dans la poêle, crevettes et coeurs d'artichauts
dans la casserolle eau et tagliatelles !
Génial non ?





1ère étape : faire revenir petits coeurs d'artichauts (en conserve) et petites crevettes (de même, sous vide) dans huile d'olive, accompagnée d'ail et de persil en profiter pour faire cuire 6' dans de l'eau les tagliatelles, voilà l'image














Les crevettes sont cuites
Les coeurs sont à prendre !










2ème étape : Quand les tagliatelles sont cuites, cui-cui, les incorporer dans la poêle avec les petits coeurs eet les crevettes, comme ça








Coeur et crevette dans les rets d'une tagliatelle !




3ème étape : dégustation ! Ici, en gros plan , un coeur, une crevette et une tagliatelle qui s'aiment d'amour tendre mais qui ne savent pas encore qu'ils vont se faire dévorer... le coeur...










"Bébé requin, bébé velours, bébé requin, bébé d'amour !"
France Gall
Chanteuse française à textes.
(je blague mais j'aime beaucoup France)
Les paroles toutes,
Et que le vaste monde poursuive sa course folle !
Cormac Mc Carthy - La route