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| FERMETURE POUR MANQUE D'IDEES A BIENTOT |
1 Rame rameur
Cette paix du soir
Vient à point nommé
Après cette journée
Passée à ramer
J’ai aussi l’espoir
Que dans ton panier
Ton panier d’osier
Il y ait un bon dîner
Cette mer miroir
Me donne à rêver
Toi c’est grignoter
Ne faut pas te priver
Je ne veux plus surseoir
Après tant d’années
Je dois t’annoncer
Que je t’ai aimée
Depuis le premier soir
Où je t’ai volé
Ta virginité
Rien ne s’est envolé
Je t’aime à ne pas croire
C’est pourquoi ce soir
Sur cette mer miroir
J’ai toujours l’espoir
De recommencer
Que ça va durer
Que ça va continuer
Que tu vas ramer
4 Les Bohémiens
Reste immonde
D’un ancien monde ;
Sorciers, bateleurs ou filous,
Gais bohémiens, d’où venez-vous ?
D’où nous venons ? l’on n’en sait rien.
L’hirondelle
D’où nous vient-elle ?
D’où nous venons ? l’on n’en sait rien
Où nous irons ? le sait-on bien ?
Sans pays, sans prince et sans lois,
Notre vie
Doit faire envie ;
Sans pays, sans prince et sans lois,
L’homme est heureux un jour sur trois.
Tous indépendants nous naissons
Sans église
Qui nous baptise ;
Tous indépendants nous naissons
Au bruit du fifre et des chansons.
Nos premiers pas sont dégagés,
Dans ce monde
Où l’erreur abonde,
Nos premiers pas sont dégagés
Du vieux maillot des préjugés.
Au peuple, en butte à nos larcins,
Tout grimoire
En peut faire accroire ;
Au peuple, en butte à nos larcins
Il faut des sorciers et des saints.
Trouvons-nous Plutus en chemin.
Notre bande
Gaiement demande ;
Trouvons-nous Plutus en chemin,
En chantant nous tendons la main.
Pauvres oiseaux que Dieu bénit,
De la ville
Qu’on nous exile !
Pauvres oiseaux que Dieu bénit,
Au fond des bois prend notre nid.
A tâtons l’Amour, chaque nuit,
Nous attelle
Tous pêle-mêle ;
A tâtons l’Amour, chaque nuit,
Nous attelle au char qu’il conduit
Notre vie
Doit faire envie ;
Sans pays, sans prince et sans lois,
L’homme est heureux un jour sur trois.
Tous indépendants nous naissons
Sans église
Qui nous baptise ;
Tous indépendants nous naissons
Au bruit du fifre et des chansons.
Nos premiers pas sont dégagés,
Dans ce monde
Où l’erreur abonde,
Nos premiers pas sont dégagés
Du vieux maillot des préjugés.
Au peuple, en butte à nos larcins,
Tout grimoire
En peut faire accroire ;
Au peuple, en butte à nos larcins
Il faut des sorciers et des saints.
Trouvons-nous Plutus en chemin.
Notre bande
Gaiement demande ;
Trouvons-nous Plutus en chemin,
En chantant nous tendons la main.
Pauvres oiseaux que Dieu bénit,
De la ville
Qu’on nous exile !
Pauvres oiseaux que Dieu bénit,
Au fond des bois prend notre nid.
A tâtons l’Amour, chaque nuit,
Nous attelle
Tous pêle-mêle ;
A tâtons l’Amour, chaque nuit,
Nous attelle au char qu’il conduit
Ton œil ne peut se détacher,
Philosophe
De mince étoffe,
Ton œil ne peut se détacher
Du vieux coq de ton vieux clocher.
Voir, c’est avoir. Allons courir !
Vie errante
Est chose enivrante.
Voir, c’est avoir. Allons courir !
Car tout voir, c’est tout conquérir.
Mais à l’homme on crie en tout lieu,
Qu’il s’agite
Ou croupisse au gîte,
Mais à l’homme on crie en tout lieu :
« Tu nais, bonjour ! Tu meurs, adieu ! »
Quand nous mourons, vieux ou bambin,
Homme ou femme,
A Dieu soit notre âme !
Quand nous mourons, vieux ou bambin,
On vend le corps au carabin.
Philosophe
De mince étoffe,
Ton œil ne peut se détacher
Du vieux coq de ton vieux clocher.
Voir, c’est avoir. Allons courir !
Vie errante
Est chose enivrante.
Voir, c’est avoir. Allons courir !
Car tout voir, c’est tout conquérir.
Mais à l’homme on crie en tout lieu,
Qu’il s’agite
Ou croupisse au gîte,
Mais à l’homme on crie en tout lieu :
« Tu nais, bonjour ! Tu meurs, adieu ! »
Quand nous mourons, vieux ou bambin,
Homme ou femme,
A Dieu soit notre âme !
Quand nous mourons, vieux ou bambin,
On vend le corps au carabin.
Nous n’avons donc, exempts d’orgueil,
De lois vaines,
De lourdes chaînes,
Nous n’avons donc, exempts d’orgueil,
Ni berceau, ni toit, ni cercueil
Mais, croyez-en notre gaieté,
Noble ou prêtre,
Valet ou maître,
Mais croyez-en notre gaieté :
Le bonheur, c’est la liberté
Oui, croyez-en notre gaieté,
Noble ou prêtre,
Valet ou maître
Oui, croyez-en notre gaieté :
Libellés :
Poésie du dimanche
2 Bal masqué
sur l’air de « La plus belle pour aller danser » de Sylvie Vartan
Je ne suis pas la plus belle
de tes bien aimées
Mais j’évinc’rais ces jouvencelles
qui sont si bien nées
Même si les traits de mon visage
ne sont pas parfaits
j’n’en suis pas pour autant très sage
j’aime faire de l’effet
Pour qu’un peu plus tu me regardes
je fais des efforts
et même si parfois tu t’égares
quand tu te sens fort
Je sais très bien que je suis celle
qui sera ton éternelle
J’ai beau mettre du maquillage
pour cacher mon âge
ce sont souvent les autres qui gagnent
c’est vraiment dommage
Il ne faut pas que tu te trompes
sur les apparences
car tu sais bien que ce qui compte
c’est plutôt c’qu’on pense
Si tu savais tout ce que cachent
toutes ces péronnelles
sans que jamais tu ne le saches
tu les trouverais moins belles
C’est pour faire la différence
pour tenter ma chance
que ce soir sans faire d’histoire
au bal masqué j’irai sans fard
Ckan
14.03.2011
2 Poésie du dimanche
u petite matin
Trouvai dans un pré
Un berger pleurant
Tout défiguré,
Edenté devant
Et décoloré,
Battu semblait-il
Et très malmené,
La chape en lambeaux,
Coiffe déchirée.
Je l'ai salué.
"Berger, s'il t'agrée,
As-tu fait mêlée,
Où as-tu été ?"
Sire aucunement
Ne vous soit celé.
J'ai loyalement
Bergerette aimé.
A un rendez-vous
En cachette allai ;
Mais vilaines gens
M'y ont attaqué.
Ne fut ourse née
Si tant bâtonnée
Que fus bâtonné.
Funeste journée
Où l'ai rencontrée !
Je l'ai bien payé."
"Que dis-tu berger ?
Pourquoi pleures-tu
Quand, pour courtiser,
Tu fus tant battu ?
Bon gré t'en saura
Celle à qui le dus,
Et bien t'en saura
Justice rendu :
De toi sa pensée
Ne sera lassée
E t'aimera plus.
Onc à si bon compte
N'échut telle aubaine
Puis le temps d'Artus*."
Pastourelle- Moyen-Âge
Anonyme
*Etymologie de ARTUS
Variantes : Arthur, Arturo
Le plus glorieux héros de toutes les légendes médiévales, le roi Arthur, tire vraisemblablement son nom du celtique “arz” (l’ours). Les Irlandais, cependant, ne sont pas d’accord : dans la mesure où la plus ancienne mention du suzerain des chevaliers de la Table ronde est irlandaise, ils avancent que son nom provient du mot “art” (la pierre, le roc). Enfin, une autre hypothèse, avancée par des Scandinaves, voudrait qu’Arthur soit une transcription du norvégien “Arnthor” (l’aigle du dieu Thor).
Toujours est-il que, porté par cette généalogie complexe et les merveilleuses chansons de gestes connues dans toute l’Europe du XIIe au XVe siècle, Arthur a été le premier prénom celtique à se diffuser hors de ses terres natales. Jusque dans les années 1920, il fut l’un des prénoms masculins les plus usités dans l’ensemble de l’Empire britannique. Sa gloire a connu ensuite une courte éclipse mais, dans les années 1980, il est revenu à l’honneur et connaît aujourd’hui une belle fortune. Le roi Arthur, dont le modèle historique fut le chef victorieux de la résistance des Celtes face aux Saxons, au Ve siècle, n’a pas été canonisé. Les Arthur sont placés par l’Eglise catholique sous la protection d’un moine anglais, adversaire d’Henri VIII, décapité sur l’ordre de ce roi en 1539. On le fête le 15 novembre.
Le plus glorieux héros de toutes les légendes médiévales, le roi Arthur, tire vraisemblablement son nom du celtique “arz” (l’ours). Les Irlandais, cependant, ne sont pas d’accord : dans la mesure où la plus ancienne mention du suzerain des chevaliers de la Table ronde est irlandaise, ils avancent que son nom provient du mot “art” (la pierre, le roc). Enfin, une autre hypothèse, avancée par des Scandinaves, voudrait qu’Arthur soit une transcription du norvégien “Arnthor” (l’aigle du dieu Thor).
Toujours est-il que, porté par cette généalogie complexe et les merveilleuses chansons de gestes connues dans toute l’Europe du XIIe au XVe siècle, Arthur a été le premier prénom celtique à se diffuser hors de ses terres natales. Jusque dans les années 1920, il fut l’un des prénoms masculins les plus usités dans l’ensemble de l’Empire britannique. Sa gloire a connu ensuite une courte éclipse mais, dans les années 1980, il est revenu à l’honneur et connaît aujourd’hui une belle fortune. Le roi Arthur, dont le modèle historique fut le chef victorieux de la résistance des Celtes face aux Saxons, au Ve siècle, n’a pas été canonisé. Les Arthur sont placés par l’Eglise catholique sous la protection d’un moine anglais, adversaire d’Henri VIII, décapité sur l’ordre de ce roi en 1539. On le fête le 15 novembre.
Auteur : Jean-Marc Quinte
Libellés :
Poésie du dimanche
5 La timidité !
Sur l’air de « La Cavalerie » de Julien Clerc
La timidité
c’est un vrai calvaire
quand t’en es atteint
tu ne sais pas quoi faire
La timidité
Mon dieu quelle misère
Ca t’rend pas malin
tu te crois en enfer
La timidité
La timidité
La timidité
c’est une barrière
c’est une putain
c’est comme une frontière
La timidité
t’empêche de plaire
de t’faire des copains
et d’t’envoyer en l’air
La timidité
La timidité
La timidité
N’fait pas ton affaire
Ca te rend vilain
Ca te met en colère
La timidité
Un mal ordinaire
qui souvent atteint
la plupart de tes pairs
La timidité
La timidité
La timidité
Il ne faut pas t’en faire
Si tu t’y prends bien
Tu lui f’ras son affaire
La timidité
Quand tu la mets à terre
tu t’en sors si bien
qu’t’en tombes sur le derrière
La timidité
La timidité
La timidité
Si elle t’a fait taire
C’était pas pour rien
Te voilà la première
La timidité
Finalement hier
T’as cassé ses liens
Et te voilà bien fière
La timidité
La timidité
La timidité
La timidité
0 Les crimes de l'escargot.
les crimes de l’escargot
4ème de couverture
Le calme régnait sur ce petit bout de jardin où papillons, coccinelles, sauterelles, mouches et abeilles vaquaient chacun à ses occupations. Les uns voletaient, virevoltaient, les autres trottinaient ou sautaient tandis que d’autres butinaient, voire piquaient ou comme les lézards se doraient au soleil. Tous ensembles par leur gazouillement, frétillement, bruissement, zzzzzément, faisaient chanter l’atmosphère. Sans y prêter gare on les entendait et leur chant ensoleillait la maisonnée des Duval.
L’escargot, lent, inoffensif, solitaire et baveux restait, quant à lui, enfermé dans sa coquille.
Pourquoi ce matin là, en ouvrant ses persiennes, Duval fut confronté à un silence assourdissant.
Sa terrasse jonchée de petits cadavres ressemblait à un champ de batailles.
Seul, l’inoffensif et baveux escargot se traînait plus difficilement ; sa coquille semblait anormalement gonflée. Inoffensif, vraiment ?
Ckan. Blogeuse non influente
Ce roman est un petit bijou d’humour. On l’ouvre et on ne le quitte pas. L’auteur nous tient en haleine.
Navarro, Commissaire
Une histoire abracadabrantesque, on ne referme pas cet ouvrage avant d’avoir lu le mot « Fin ». Je n’en dirais pas davantage. Lisez-le
J. Lescaut, Commissaire
Un chef d’œuvre palpitant conjuguant humour et suspense. Nos amis les insectes nous réservent des suprises étonnantes.
Robert, Avocat
Un véritable roman noir, dévorant, une révélation.
Cordier, Flic
Dans ma carrière je n’ai jamais rencontré d’instruction aussi passionnante. Eblouissant
Nadia Linz, Juge
Vivement la suite. L’escargot, un criminel, qui peut vraiment le croire ! l’assassin court toujours je crois.
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