
0 Louis Ier le Pieux (778-840)

6 Indispensable ou non ?
Un luxueux écrin lui conviendrait, crois moi !
Je te donne un délai : réception des indispensables au plus tard le 15 Septembre Minuit.
Puis mis en place de la présentation : le 20 Septembre
Votes de ceux et celles qui le voudront bien du 20 au 30 Septembre.
Résultat des opérations le 1er Octobre.
12 Angelita Merci
8 Où es-tu Babacar, Babacar, où es-tu ?
- Comment et pourquoi ce fait-ce qu'il y en a qui ont davantage de com' que Moi. Je fais pas les comptes, mais quand même c'est pas normal, certaines en ont, dans les 180 et des brouettes, d'autres plus de 500 cinq-cent, d'autres plus de 280, d'autres plus de 150 euh, té, cé, et ça chaque jour que le jour se lève, et MOI avec mon blog le plus intéressant, j'arrive à MAXI 17 et c'est quand il y a des concours que plusieurs font et vont voir ce que font les autres ! le moins bien que je fais c'est 0, oui pas "au" non "zéro", et c'est souvent, des fois c'est quand même 2 ou 3 : les bons jours c'est 7. je trouve la vie injuste, mais injuste, mais injuste !
- je vais vous dire mais surtout ne le dites à personne on me croit très vieille, non c'est pas ce que je voulais dire, les plus commentées, des blogueuses, sont les moins intéressantes, donc c'est inversement proportionnel, dans toutes proportions le produits des numérateurs est égale à celui des dénominateurs ? Quoi c'est pas ça qu'on dit à l'école... c'est vrai j'y suis pas été
- Vous voulez des noms, alors des noms, de toutes façons les dames que je vais citer ne viennent JAMAIS visiter les autres blogs et ne racontent que des imbécilités qui font rire leur petite cours tandis que NOUS on est intelligent et on ne se MOQUE de personne.
- Ceci est un avis perso, donc allez jeter un sourcil sur SBEP, sur MBDF là tu peux pas causer, si tu dis pas comme la dame paf, t'as plus droit de pénétrer dans le bidule, EMRY (c'est un mec) l'hacheadé et la clique des Haïpe, cherchez, je vais pas vous donner les liens de ces creux là vous risqueriez de tomber et de vous faire mal !
- J'avouerai que de mon côté je m'abstiens désormais d'aller sur deux blogs, l'un dont j'appréciais bien la manière de raconter sa vie de flic, mais à l'idéologie un peu limite à mon avis, enfin je ne comprenais pas bien ce que la dame voulait faire passer. L'autre, j'y vais en anonyme parfois, de temps en temps, pour voir comment elle va, car je crois que j'agace c'est dommage, ce fut le premier blog que j'ai découvert, mais bon quand ça prend pas, ça prend pas, c'est pas comme la mayo, on recommence pas, on laisse tomber !
- Alors, dites moi comment vous rabattez le lectorat s'il vous plait. Sinon, j'arrête tout et ce n'est pas une menace, ni du chantage a quoi que ce soit. Et vous perdriez gros car votre culture en prendrait un coup et vous ne pourriez plus causer dans les salons où l'on cause.
- Vous y avez cru hein ! ben vous avez bien eu raison car finalement quand on blog on fait pas autre chose et faire autre chose ce serait peut être mieux, enfin ça dépend quoi. Moi ce serait pour me saouler au Limoncello ou alors euh, lire des livres, oui je choisirais le "livre des livres avec de temps en temps un petit petit petit verre de limoncello"
0 Epicure 341-270 avt J.-C
Le plaisir est le souverain bien !Lettre à Ménécée
Le plaisir est le principe et la fin de la vie heureuse.
Pour vivre heureux vivons cachés.
Vide est le discours du philosophe s'il ne contribue pas à guérir la maladie de l'âme.
Si Socrate était au coeur de la cité, s'adressant à tous, ne cherchant jamais à fuir ses concitoyens, Epicure, lui philosophait au milieu d'une petite communauté d'amis, en dehors de la foule insensée. Il élut domicile avec ses disciples dans une propirété pourvue d'un parc, d'où le nom de son école : le Jardin, où chacun vivait avec sa famille. Pour vivre heureux, il faut vivre caché et savoir goûter l'instant. Le plaisir, premier des biens conformes à la natre, est le principe et la fin de la vie heureuse. Irréductible à la simple absence de douleur et de trouble de l'âme, il réside dans l'art de goûter sobrement les biens qu'offre la nature : "Je m'épanouis de plaisir corporel en ne me nourrissant que de pain et d'eau", disait Epicure qui refusait la fébrilité et les plaisirs grossiers des débauchés. "Mieux vaut ivre sans trouble en dormant sur une paillasse qu'être agité en disposant d'un lit d'or et d'une table luxueuse". "La pauvreté mesurée aux besoins de notre nature est une grande richesse ; la richesse pour qui ne connaît pas de bornes, est une grande pauvreré".
8 L'été est fait pour se culturer.....sinon c'est pas la peine !
Bon, les aminches, les gueurles, les filles, les nanas, les poulettes, les cocottes, je vous ai bien fai marrer avec mes lectures, mais voila les prix de l'été 2009 décernés par moi-même


Et je vous recommande les pages de petites merdouilles pour faire des trucs incroyables, éplucher les haricots, couper les patates sans patates, s'habiller pour trois sous... bref je trouve ces livres géniaux, à garder toute l'année sur le chevet, comme à la clinique, au pied ? à la tête ? du malade ? euh je sais plus... à portée de mains.
4 Cent livres.... piqués chez Madamme Kevin, les livres !
Je reviens du blog de Madame Kevin et j’ai découvert ça, faite donc suivre comme elle dit et donnez vos avis. Thank a lot.
Donc allez chez Madame K vous aurez ses avis
J'ai trouvé sur les blogs de Koyangi et de July, une liste de 100 livres (soi-disant les préférés des français mais un jour je vous dirai ce que je pense des sondages).
Quoi qu'il en soit, la liste m'a intéressée. J'ai marqué en rouge les livres que j'ai lus.
Et j'ai fait tout pareil comme elle.
1. La Bible - Des bouts, quand j’allais au cathé, à la messe, mais j’ai envie de la relire pour les mythes. J’aimerais aussi lire le Coran et la Torah…
2. Les misérables de Victor Hugo
3. Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry
4. Germinal d'Emile Zola
5. Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6. Le rouge et le noir de Stendhal
7. Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier
8. Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9. Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10. Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12. Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank
13. La bicyclette bleue de Régine Deforges
14. La nuit des temps de René Barjavel (lu un autre de fiction retrouve pas le titre mais excellent)
15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16. Dix petits nègres d'Agatha Christie
17. Sans famille d'Hector Malot
18. Les albums de Tintin de Hergé (j’aime pas Tintin)
19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20. L'assommoir d'Emile Zola
21. Jane Eyre de Charlotte Brontë
22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. J’ai appris tous les mots, comme avec l’annuaire
23. Au nom de tous les miens de Martin Gray -Non, je n’ai jamais eu envie de lire ce sinistre fait divers où l’homme perd toute sa famille dans sa voiture qui brûle alors qu’il n’est pas loin… pourquoi ?
24. Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
25. La cité de la joie de Dominique Lapierre
26. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley
27. La peste d'Albert Camus
28. Dune de Frank Herbert
29. L'herbe bleue Anonyme
30. L'étranger d'Albert Camus
31. L'écume des jours de Boris Vian
32. Paroles de Jacques Prévert
33. L'alchimiste de Paulo Coelho - Quelle Horreur… ou Erreur ?
34. Les fables de Jean de La Fontaine
35. Le parfum de Patrick Süskind
36. Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. Par petites touches !
37. Vipère au poing d'Hervé Bazin
38. Belle du seigneur d'Albert Cohen
39. Le lion de Joseph Kessel
40. Huis clos de Jean-Paul Sartre
41. Candide de Voltaire
42. Antigone de Jean Anouilh
43. Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet – Qui n’a jamais vu Avignon au temps des papes demande la maîtresse en 6ème, une bonne sœur, Ben moi, je dis Moi, je me suis prise une engueulade !!!!!
44. Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45. Si c'est un homme de Primo Levi
46. Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48. Les fourmis de Bernard Werber
49. La condition humaine d'André Malraux - Je le mets en rouge, mais je le commence et chaque fois j’arrête…. Va savoir pourquoi ?
50. Les Rougon-Macquart d'Emile Zola 51. Les rois maudits de Maurice Druon (j’accroche pas à ce truc la même à la télé)
52. Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
53. Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
54. Madame Bovary de Gustave Flaubert
55. Les raisins de la colère de John Steinbeck
56. Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57. Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58. La mère de Pearl Buck – Non mais « Pivoine »
59. Le pull-over rouge de Gilles Perrault –(vu le film)
60. Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61. Des grives aux loups de Claude Michelet (vu un feuilleton télévisé)
62. Le fléau de Stephen King
63. Nana d'Emile Zola
64. Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur (Ah avec Sophie Fichini, si j’avais eu une fille, je l’aurai appelé Sophie !)
65. Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway (une très bonne adaptation cinématographique)
66. Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez - Je me suis emmerdée à me forcer à aller jusqu’au bout, il y en a qui disent : cent ans de platitude, j’suis d’ac
67. Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt - EES a bien baissé depuis dans l’écriture, je viens de lire le Sumo, va lire ce que je dis sur mon Téôyasmin :
68. Robinson Crusoé de Daniel Defoe.
69. L'île mystérieuse de Jules Verne
70. La chartreuse de Parme de Stendhal (Il est beau mon Fabrice ! réplique que j'ai toujours en tête)
71. 1984 de George Orwell - A mettre dans PAL indiscutablement
72. Croc-Blanc de Jack London.
73. Regain de Jean Giono
74. Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75. Et si c'était vrai de Marc Levy - LA HONTE VEGRA ça devait être son 1er non ?
76. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. Je me suis forcée aussi… je comprend les raisons de Mme Kevin
77. Racines d'Alex Haley
78. Le père Goriot d'Honoré de Balzac
79. Au bonheur des dames d'Emile Zola
80. La terre d'Emile Zola
81. La nausée de Jean-Paul Sartre
82. Fondation d'Isaac Asimov
83. Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway
84. Louisiane de Maurice Denuzière
85. Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86. Le club des cinq d'Enid Blyton Oui mais le Club des 5 il y en avait plein, c’était une collection, elle était « verte », il y avait aussi les « rouges » qui correspondaient à différents styles ou âges, je ne sait plus ! Edit de 22 h 08 voici un lien pour la série du Club des cinq
87. Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck
88. Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89. Les cavaliers de Joseph Kessel
90. Jalna de Mazo de la Roche (Par l’intermédiare de ma Belle-doche, mais il y en a une pelleté de Jalna non ?) Edit de 22 h 11 voici un lien pour les Jalna
91. J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92. Bel-Ami de Guy de Maupassant
93. Un sac de billes de Joseph Joffo
94. Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne
95. Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96. Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97. La 25e heure de Virgil Gheorghiu - Je l’ai lu en une nuitée, j’étais en stage, c’était il y a bien longtemps… et le film une merveille avec Anthony Perkins… Chante Johan la liberté c’est de chanté, chante Johan… n’oublie pas qu’elle est belle, n’oublie pas qu’elle t’aime….
98. La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99. Les Thibault de Roger Martin du Gard
100. Le silence de la mer de Vercors
Mon top 5 du top 100 :
1. Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir
2. Le Meilleur des mondes d’Adouls Huxley
3. Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry
4. La vingt-cinquième heure de Virgil Gheorgiu
5. Huis clos de Jean-Paul Sartre
Mais, je mettrais bien tous ceux-la au même niveau, ils sont différents….
Et j’en rajouterai quand même d’autres… tiens je vais faire mon top 100 un de ces 4. Cependant je constate que Verne, Zola, Balzac... ces classiques là c'est pas mon truc....trop scolaire ? je ne sais pas car je ne connais pas... donc j'ai encore du pain sur la planche pour être une femme savante. Moi qui croyais TOUT savoir, ben zut alors, je tombe du haut de ma hauteur !
Et vous, quels sont vos préférés dans la liste ?
Edit : la liste circule sur d'autres blogs et j'en suis ravie. Vous pouvez la retrouver chez Fafa, Faustine
4 Ré-mise en jeu
La solution au précédent message intitulé Kikadit, et qui se trouve légèrement plus bas, fait tourner ta molette, joue avec ta souris, donc la solution n'a pas été trouvée.... Alors qui a dit : Certains peintres font du soleil un point jaune, tandis que d'autres transforment un point jaune en soleil ? (ou à peu près)
Je vous laisse encore une chance !
Quant à vos points noirs, je n'en veux rien savoir !
5 Mythe au logis, histoire presque pas vrai.
- GM -Les enfants restez tranquilles quelques instants, je vais vous conter un petit extrait de l’histoire de la vie de votre grand-mère ?
- Lui -Quoi, qu’est ce qu’elle vient nous séca les dieps les leviel ! Tu viens, on se casse à la gepla ?
- GM - Julie, ne réagit pas comme ton frère, tu devrais avoir envie de savoir ce que tu dois un peu à tes aînés !. Je ne vais pas vous seriner le refrain de ta mère, ma fille, qui ne cesse de vous répéter sans méchanceté pourtant« avec tous les sacrifices que nous avons faits, vous n’êtes que des ingrats ! ». Mais tu vois, petite fille si tu as une vie un peu plus libre, plus autonome, c’est un peu à ma génération que tu la dois ! »
- Elle – Oh, mèmère, tu vas pas me raconter des histoires ! Toi non plus tu ne t’es pas trop plainte de ta vie, tu as eu les enfants que tu voulais, l’homme, voire les hommes que tu désirais. En plus nous, on n’a pas ta chance, on rame pour les études, on galère pour le boulot, tout ça pour n’être surs de rien. Tout peut se dégrader d’un jour à l’autre ! On ne peut même pas faire de projets ! Et les parents qui vivent chacun de leur bord, si tu crois que c’est marrant d’avoir à faire à « un autre et/ou une autre ».. tu sais, mèmère on a parfois bien du mal à trouver notre place !
- GM – C’est vrai ma chérie. L’époque est difficile pour vous, génération sida, alors que nous nous sommes battus pour le droit à la pilule, à l’amour plus libre, plus choisi, pour le plaisir quoi ! et vous voilà réduit à reprendre nos bonnes vieilles habitudes du début de notre vie amoureuse se protéger et pas pour les même raisons, nous c’était pour « ne pas donner la vie » et vous c’est « pour ne pas donner la mort »… La vie est drôlement faite tu as raison de me le rappeler, et je crois que c’est vrai que vous galérez bien plus que nous !
- Lui – Oh ça va les meuffes, si vous croyez que pour nous c’est cilefa ! avec votre soit disant libération, on se retrouve comme des deglans ! si on vous écoutait on n’aurait plus confiance en nous car tout ce qu’on fait vous revendiquer savoir faire la même chose ! Heureusement qu’il y a quelque chose que vous n’aurez jamais et que nous on a et vous aurez beau faire, beau dire, jamais, jamais vous ne l’aurez !
- GM et Elle – Oh ça va Jules, tu ne vas pas nous faire le pauvre petit homme victime de la gente féminine ! c’est vrai on est parfois des femmes phalliques, mais de là a être castratrice ça va pas la tête, tais-toi donc un peu !
- Lui – De quoi vous parlez dans votre liredé ! c’est quoi d’abord qu’a s’ ta s’triste ? je rendcomp rien à ce que vous téconra ! c’est pas de ça que je veux causer moi les meuffes…. ! Nous on a une grosse voix et pis pas vous ! c’est tout c’que je veux vous dire ! et l’autorité pour les gosses c’est nous et personne d’autre ?
- GM et Elle se regardant en pouffant : -Allez on en reparlera plus tard….. n’oublie pas ta bouée, ta brassière, et tes palmes…. Surtout ton seau et ta pelle ! hihihi

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0 Sacré toi va !
La Sagrada familia, cette cathédrale à laquelle Gaudi a consacré le restant de ses jours.
Actuellement, elle mesure 115 m. de haut. En chantier depuis plus de cent ans, on prévoit qu'elle sera terminé en 2026 a peu près année du centenaire de la mort de Gaudi. Les plans de Gaudi ne sont plus totalement respectés car avec les années qui passent chacun y met sa petite touche de fantaisie.
Si tu montes au clocher il ne faut pas avoir le vertige car tu y accèdes par un petit escalier peu large, sans rambarde, donc tu es tout de suite dans le vide. Accroche-toi Jeannette !
0 L'attentat
Comment peut-on vivre auprès de quelqu'un, l'aimer, et l'être en retour pendant des années sans vraiment le ou la connaître, est un des points qui peut être relevé dans ce livre.

Pour l'attentat, évidemment, qu'est-ce-qui pousse les uns ou les autres à offrir leur vie pour en détruire d'autres ?
Khadra se place en observateur, sans tirer de conclusion personnelle. Il ne donne pas son point de vue.
Littérature qui fut primée. Je reste réservée !
0 Le Sumo

Du pipeau, je dis du pipeau.
EMS perd sa plume on dirait du Coelho en pire !
Alors je vais vous dire un peu : Jun, un jeune asiatique, japonais est comment le dire : inexistant ?. Il n'existe qu'en deux dimension, comme sur une image, un recto, un verso, pas de relief ! au temps de la H.D. faut le faire quand même !
Heureusement pour lui, il rencontre Shomitsu, Maître Sumo, qui voit en lui un gros :
"Je vois un gros en toi"
Grâce à cette rencontre, Jun va enfin pouvoir exister. Il fera "le chemin de la découverte de soi" (je me marre en écrivant ça !) par une pratique que l'on pourrait qualifier d'un mot horrible, le comportementalisme, autrement dit la méthode Coué de nos grands mères.
Si si mon gars, t'es tout vide, tout maig', mais persuade de toi que tu es gros, je vois en toi un gros et même en restant maig' avec tes musc's tu battra tous les sumos plus gros que toi ! car tu seras le plus fort...
Mais voilà-t-y pas qu'il tombe amoureux de la fille du maître, qui le laisse indifférent, tellement qu'il est pas assez gros, mais lui il lui dit ah ah, devine : "je veux sortir avec toi !
Alors là la nana lui dit, moi, je veux un mec que j'aime et que j'épousaillerai, pas juste une passade pour la rigolade, je veux un tit n'enfant très vite !
Alors là le Jun, il retourne se mettre en tailleur pour se mettre bien dans la situation, et tout lui devient clair, évident, il SAIT ce qu'il FAUT, ce qu'il DOIT lui dire :
"Je vois en toi une grosse" !
trop fort EMS...
trop fort...... quel gâchis de talent ! car il en a écrit des biens quand même qui ne se foutaient pas de la gueule du monde....
5 Cadavre exquis : la nouvelle de l'été ! suite
Le projet : partie d'une idée et du blog d'Aude Nectar, la nouvelle de l'été a fait son petit bout de chemin depuis ! Après moult déplacements dans la blogosphère, elle a atterri ici même la semaine dernière et j'ai donc apporté ma petite contribution à cette oeuvre bloguesque collective... Attention, soyez attentifs car la fin approche !
Et surtout, je vous remercie d'avance pour votre possible participation et le piment que vous apporterez à nos vacances !
Le pitch: Une amitié féminine, des trahisons, de la manipulation: La vie quoi ! La mafia russe, une nouvelle Mme Claude, des escorts girl, les renseignements généreux, un Président interventionniste: La fiction quoi!
Rendez-vous au tas de sable: je suis à la fin, au fond prés du radiateur.
A dossée contre un arbre, dans le square où elle s'est réfugiée, Suzanne rumine sa rancune. Même le soleil qui veut lui faire croire que tout va bien l'exaspère. Avec hargne, elle explose sa boîte de tic-tac sur le sol, et les points oranges et verts s'éparpillent dans mille directions.
Aude
En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question. Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait.
Manu
A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.
Virginie
Oui. Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait. En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements. Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire.
Gazelle
Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela sa folle nuit d’amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l’envahit. Ses pensées furent brusquement interrompues par l’incessante vibration qu’elle sentait à l’intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d’arriver. En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l’homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le coeur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud. Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte.
Angie
D eux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l’égard de Jonathan et du chagrin à cause d’Arnaud. Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération. Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres. La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d’insouciance et d’égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s’étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens…
Madame Kévin
Soudain, elle aperçut la silhouette de Céline, dont le retard dépassait maintenant les vingt minutes. Je l’avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu’est-ce-que je lui dis maintenant? Que j’ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c’était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça! Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonna Suzanne, intérieurement, car Céline était déjà là devant elle : « Salut ma belle! » dit joyeusement Céline…
Sylvie
-”lut”, répondit Suzanne qui ne cachait pas son mécontentement. Pourtant, Céline n’y prit même pas attention, elle avait l’air ailleurs. Elle arborait un sourire béat et ses yeux pétillaient de mille feux. Elle vint à la rencontre de Suzanne et ne s’excusa pas de son retard. Il est vrai qu’avec elle, c’était une habitude de ne pas arriver en temps et en heure, séduisante comme elle l’est, personne ne lui en tenait rigueur, il lui suffisait d’un regard pour effacer toute rancune. -”Ben t’en fais une tête”, lança Céline. Silence… -”Allez, viens, allons nous promener”, dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons. Par mégarde, en se retournant, Céline fit tomber une lettre de sa poche. Suzanne qui lui emboîtait le pas s’abaissa pour la ramasser, et, en un coup d’oeil, elle vit l’adresse de l’expéditeur : Jonathan. SON Jonathan.
Good Girl
Son sang ne fit qu’un tour. Elle tira le papier hors de l’enveloppe et lu son contenu. Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Tout se mit à tourner autour de Suzanne, ses oreilles se mirent à bourdonner, des points noirs dansaient devant ses yeux et mille scénarios défilaient dans sa tête. Elle couru alors derrière Céline, l’attrapa pas le bras et l’obligea violemment à se retourner. Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurla : -” Tu peux m’expliquer? TU PEUX M’EXPLIQUER?” Le sourire de Céline s’effaça immédiatement, elle pâlit et se mit à balbutier. -”C’est… c’est pas facile à… à te dire… Ne m’en veux pas… Je n’ai pas eu le choix… Je devais le faire… Je devais…” Et elle se mit à sangloter comme un enfant. Suzanne n’avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésita sur la conduite à adopter. Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semblait si terrible.
E lle se sentait tiraillée entre la détresse de son amie, et ses interrogations devant ces mots “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient signifier, elle ne comprenait pas. Céline était-elle déjà au courant de leur petite aventure, à Arnaud et elle? Etait-ce un jeu entre eux? Ou alors l’état de Céline n’avait rien à voir avec la nuit qu’elle, Suzanne, avait passée à la trahir, et y avait-il alors un problème bien plus grave? Suzanne prit le parti de consoler son amie, en se disant qu’elle ne parviendrait à en apprendre plus sur cette lettre que d’une Céline calmée. “Ce n’est sûrement pas si grave, tu sais… Tu peux m’expliquer, je ne te jugerai pas”, lui dit-elle. Elle n’était pas sûre de ses paroles. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. En même temps, elle avait elle-même été une amie plutôt imparfaite, dans la situation, donc elle n’était pas dans la meilleure position pour porter un jugement. Cependant, les larmes de Céline ne se calmaient pas, elle était secouée de sanglots, ne parvenait plus à parler. Suzanne était de plus en plus intriguée. Elle, qui, quelques instants plus tôt se réjouissait de sa liberté retrouvée, se sentait comme prise au piège, et elle ne savait même pas expliquer pourquoi. Comme elle ne pouvait rien tirer de Céline, elle s’éloigna un instant. Elle avait besoin d’une explication. Elle sortit son téléphone, et appela Jonathan. Il décrocha quasi instantanément.
SpaCitron
« a h… j’allais t’appeler … » lui dit-il d’une voix sombre « on peut se voir ce soir? J’ai un truc à te dire… ». « Dis-le moi maintenant, j’ai prévu de voir Agathe ce soir, j’ai eu un mail d’elle tout à l’heure» répondit sèchement Suzanne. « A vrai dire … Agathe et moi voulions te voir … » « ça veut dire quoi Agathe et moi ? » demandait Suzanne, avec moins d’assurance. « Nous voulions te voir pour t’annoncer que nous allons nous marier … nous n’avons pas voulu le faire par téléphone, mais là je pense que je n’avais pas le choix … je voulais aussi te …» Suzanne avait déjà raccroché, mais son téléphone était resté collé à son oreille, puis glissé dans son sac, en même temps qu’une larme. Elle était incapable de réfléchir, elle sentait un vide autour d’elle. La main de Céline posée sur son épaule vint la tirer de ce vide, du coup, elle se sentait moins seule, presque rassurée à l’idée que Céline aurait encore plus mal qu’elle à l’annonce de cette nouvelle qu’elle ne voulait pas garder pour elle. « Jonathan vient de m’annoncer qu’il va se marier avec Agathe ». « Oui je sais » répondit Céline en caressant les cheveux de Suzanne, comme pour la consoler. Comme électrocutée par la main de Céline, Suzanne fit un bon en arrière. Elle ne comprenait plus rien, elle avait l’impression que tout basculait. « Oui je sais … je sais » lui assénait encore une fois Céline, « Mais alors la lettre, la lettre de Jonathan, qu’est ce que ça veut dire ? », « Nous avons juste eu une aventure, et on ne voulait pas garder ça par respect pour notre amitié, maintenant qu’il se marie avec Agathe et qu’Arnaud m’a demandé en mariage ce matin même ».
M1
- Mais quelle bande de pignoufs ! S’exclame Suzanne et sur ce, elle plante là cette chignarde de Céline. Son instinct de survie l’emporte enfin sur toute émotion. Exit Arnaud le chaudard, exit Céline le faux jeton, exit Jonathan le goéland, exit Agathe la petite joueuse. La brise lui chatouille les jambes. Du haut de son échafaudage un ouvrier la siffle gentiment. Suzanne accepte le compliment d’un sourire. Décidément, c’est une belle journée qui commence…
M.
« Son téléphone, vibre. Revibre. Et une troisième fois. Mais Suzanne ne regarde pas le nom qui s’affiche sur l’écran de son portable dernier cri. Elle préfère sourire, simplement mais durement. Dans sa tête, seul le mot vengeance résonne, vient taper contre sa boîte crânienne, à chaque seconde plus fortement, au fur et à mesure que son plan machiavélique se met en place. Oui, c’est une belle journée. Car Suzanne sait, que quelque part, elle en sortira « gagnante» . Son amour pour Jonathan, Arnaud ou encore Céline (et même celui pour les tic-tac) s’est transformé en haine. Et maintenant, elle sait. Elle sait. Elle va le faire. Arrivée au coin de la rue des roses, elle aperçoit, a LEUR table, au café « le petit noir» , Arnaud. Il est là. fidèle au poste. Et c’est par lui que son plan va commencer à se mettre en place. « Salut Arnaud!»
Noisette
Et alors qu’Arnaud, l’objet de tous les désirs, le mâle tant convoité, le Tic-Tac ultime, se retournait à l’appel de son prénom, celui que Suzanne aimait tant entre, murmurer, crier sur ou sous l’oreiller, elle réalise non seulement qu’elle aurait dû refuser le plat du jour ce midi à la cantine, la petite tomate farcie à l’ail de Garonne, mais encore qu’une jeune et jolie brunette sort du “Petit noir”, et enlace le cou d’Arnaud, avant de déposer un baiser suggestif au creux de son oreille. Elle sait qu’Arnaud ne répond plus de rien quand il a une langue fourrée jusqu’aux portes de son tympan.
zette
La scène qui s’offrait à Suzanne fut d’une jouissance extrême, puisque la première vengeance lui fut servie sur un plateau… En effet, le barman qui venait de servir la table d’à côté, se retourne, et… Voit sa dulcinée, qu’il croyait être sienne pour la vie, en train de ramoner l’intégralité du système otorhino-laryngologique du bel Arnaud. Le sang de ce vaillant Umberto ne fit qu’un tour, il asséna un grand coup de plateau sur la nuque de sa belle brunette Tatiana. Sous le choc, les dents de Tatiana ont suivi le même chemin que les tic tac de Suzanne, toutes par terre, sauf une, qui se greffa, tel un percing sur le “pavillon” gauche ( ben oui, celui du coeur…) d’Arnaud.
Kalashnikole
D ’un geste rapide, elle dégaina son IPhone 3GS, et en deux clics, discrètement, photographia à la fois le baiser auriculaire torride, et la riposte au plateau du barman, qu’elle se garderait au frais, pour le cas où… Un autre clic, et la première photo fut postée sur twitter, et sur son wall Facebook, et pour être certaine de ne pas louper l’affaire, en mail à Céline. Arnaud ne peut être à moi ? Il ne sera en tout cas pas à elle. “je suis ta meilleure amie”, disait le mail, “tu comprendras que je ne pouvais garder sous silence que ton mec te trompe, le jour même où il te demande en mariage”. Ah ! Qu’elle était retorse, pensa t’elle. Et complètement salope, aussi.
Dom des Ménagères
Juste à côté de la table ou Arnaud se massait désormais l’oreille gauche, cherchant à en extraire la dent, l’homme brun réprima un petit sourire. Bel homme, un peu trop bien habillé quoique décontracté, il ne laissait pas les femmes indifférentes et croisa le regard de Suzanne qui venait de commettre son forfait et qui rougit légèrement. Elle lui plaisait décidément bien cette petite… Dommage… ou bien ? Car Dimitri n’était pas n’importe qui : membre de la mafia russe, il avait pour habitude de régler les problèmes des autres à coup de révolver ou d’accidents fâcheux, avec une nette préférence pour le décrochage de l’ascenseur, ce qui l’ennuyait bien dans la résidence pavillonnaire où il sévissait actuellement en situation de pré-opération commandée. On le payait fort bien pour son job et il vivait plus qu’à l’aise. En tous cas, la mère d’Arnaud qui voulait garder son fils pour elle toute seule, et uniquement toute seule, payait très très très bien… Et c’était une femme qui avait le bon goût d’avoir un compte en banque aux Iles Caïman ! Comme lui…
Gentille sorcière
Et personne ne pouvait soupçonner combien Mme Mère, la mère d’Arnaud avait un esprit machiavélique. Dimitri n’était pas seulement payé pour faire un éventuel “ménage” ! Elle le payait aussi pour espionner Arnaud, travail facile pour Dimitri, puisque qu’Arnaud ne savait pas résister à la tentation, mais elle passait également son temps à lui envoyer des “tentations” à son fiston ! Il y avait les “vraies”, Céline, Suzanne. Puis les fausses comme Tatiana, des petites minettes payées par Mme Mère pour allumer Arnaud, ce qui n’était pas bien difficile. Dimitri prenait des photos, montait des dossiers. Mais ça ne s’arrêtait pas là : Mme Mère comptait bien sur autre chose, son rêve était que toutes ces femmes qui voulaient lui voler son fils, finissent par s’entretuer entre elles, bon débarras ! Et elle en sortirait blanche comme neige, gardant son fiston sous sa coupe. Et qui plus est, elle ferait l’économie du tueur à gages, le fameux Dimitri, radine quand même, la vioque ! Dimitri était chargé de surveiller tout ça, et d’intervenir au cas où les demoiselles ne faisaient pas bien le ménage entre elles. Et il connait la vie Dimitri, il sait bien que Mme Mère rêve un peu trop, qu’il faudra bien qu’elle en passe par lui et ses ascenseurs, et qu’elle s’occupe de remplir son compte aux iles Caïmans ! Pauvre Mme Mère ! Elle ignorait que ce petit jeu allait se retourner contre elle !
Louisianne
Le visage de M. Jean était fermé, le regard fixe. Il était en colère, froide la colère, calme, la pire. Fidèle à sa réputation, il allait y avoir du grabuge. Le ministre lui avait tapé sur les doigts, et ça, il n’aimait pas. Pas moins de trois chefs de service convoqués, et là-bas, dans un coin, M. Paul, dit l’Ange Gabriel, accidentologue de profession, responsable des opérations spécial. Son boulot ? Prouver que le SAMU arrive toujours trop tard ! Et quand M. Paul est convoqué, certains peuvent préparer leurs testaments. M. Jean se tourna vers la pulpeuse Angélique et la regarda dans les yeux, non sans avoir d’abord détaillé son avantageux décolleté. Déformation professionnelle. « Faites les entrées… » La jolie blonde se leva et d’un joli balancement de hanche alla ouvris la porte. Tatiana, lèvre tuméfiée, nez explosé, avait perdu beaucoup de sa superbe. Elle s’avança, suivie de prêt par Arnaud, un pansement sur l’oreille qui lui valut le surnom de Van Gogh. Dans ce métier tout le monde avait un surnom ! M. jean regarda son monde et commença : « Ce matin, j’allume mon ordinateur, et voici ce que je vois… » Il appuya sur une télécommande, et une image apparut sur le mur. La qualité n’était pas très bonne, certes, mais l’on reconnaissait sans erreur Arnaud et ce qui fut la belle Tatiana, le coup de plateau fatal, et une dent qui volait. Pas très long, mais suffisant pour être embarrassant. « Comme vous pouvez le voir, nous comptons des amis toujours prompts à nous renseigner sur notre personnel. Cette petite vidéo est un envoi spécial de Monsieur le premier Ministre ! Messieurs, Madame, je pense que depuis le Rainbow Warrior, les services secrets français n’ont jamais été aussi ridicules ! M. Arnaud, je vous envoie enquêter sur un russe mafieux, pour voir si par hasard ce ne serait un agent ennemi à la cause de la France, et vous vous prenez pour James Bond en mettant chaque soir une femme différente dans votre lit… » Tatiana regarda Arnaud d’un air surpris, il esquissa un petit sourire en haussant les épaules d’un air gêné. La claque lui arriva droit sur ce qui lui restait d’oreille. « Salaud » murmura-t-elle sèchement . « Calmez-vous, Tatiana, j’en arrive à vous. Alors là j’avoue que c’est très fort. On vous demandait juste de découvrir qui était cette nouvelle madame Claude qui commençait à sévir dans la haute société, et là, le nom que vous me donnez ne cesse de m’interpeller. Et je viens de comprendre. Il s’agit de votre mère, Arnaud ! Pire, il semblerait que cette dernière vous fournisse du bétail à votre insu, puisque que je vous retrouve dans les bras, ou plutôt dans la tête de la charmante Tatiana, elle-même petite amie de notre mafieux que vous êtes censé surveiller. D’où le coup de plateau salvateur ! Pour finir, ce cher Dimitri, puisque tel est son nom est en rapport régulier avec votre mère » Décrire la tête d’Arnaud est quelque chose d’impossible, malgré sa richesse, la langue française ne possède pas l’adjectif adéquat ! Une espèce de statue de sel, figé la bouche ouverte… « Ah oui ! je comprends, cela fait un choc… M. Paul ! Dimitri, nous à faits cadeau de cette petite vidéo, va donc le remercier » ce faisant, M. Jean passa son doigt sous son menton. M. Paul acquiesça… « Quant à nous, nous allons nous intéresser au cas de Madame Arnaud mère, d’une certaine Suzanne qui a pris la vidéo et d’une Céline dont je voudrais bien savoir qu’elle est son rôle… »
Gilsoub
Tout le monde était en train de ressortir lorsque le téléphone posé sur le bureau du Premier ministre sonna. « Oui, … bien sûr Monsieur le Président, …, je m’en occupe immédiatement, mes respects Monsieur le Président. » dit-il avant de raccrocher. « Attendez ! Il y a du changement. » cria-t-il à ceux qui étaient en train de passer devant l’huissier qui tenait la porte ouverte. Chacun repris plus ou moins la place qu’il avait avant d’être renvoyé et curieux de connaître la raison de ce revirement observait avec attention le ministre qui fouillait dans ses tiroirs. « Mais où ai-je bien pu mettre cette foutue note ? » répétait-il sans cesse. « Ah ! La voilà, alors… » et il commença à lire celle-ci après avoir chaussé ses lunettes qui lui donnait un regard de taupe.
Franck
"Certains journalistes d'investigations commencent à soupçonner l'existence d'une jeune femme dans la vie du président." Je ne peux vous dire quels sont les liens entre eux, si ce n'est qu'elle n'est pas sa maîtresse, ni sa fille cachée, mais nous devons absolument empêcher ça de sortir dans les médias. Elle s'appelle... Suzanne, et il va falloir lui procurer une protection rapprochée, constante et discrète ; elle-même ne doit rien soupçonner ! Arnaud ?En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question. Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait.
Manu
A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.
Virginie
Oui. Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait. En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements. Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire.
Gazelle
Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela sa folle nuit d’amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l’envahit. Ses pensées furent brusquement interrompues par l’incessante vibration qu’elle sentait à l’intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d’arriver. En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l’homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le coeur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud. Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte.
Angie
D eux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l’égard de Jonathan et du chagrin à cause d’Arnaud. Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération. Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres. La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d’insouciance et d’égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s’étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens…
Madame Kévin
Soudain, elle aperçut la silhouette de Céline, dont le retard dépassait maintenant les vingt minutes. Je l’avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu’est-ce-que je lui dis maintenant? Que j’ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c’était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça! Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonna Suzanne, intérieurement, car Céline était déjà là devant elle : « Salut ma belle! » dit joyeusement Céline…
Sylvie
-”lut”, répondit Suzanne qui ne cachait pas son mécontentement. Pourtant, Céline n’y prit même pas attention, elle avait l’air ailleurs. Elle arborait un sourire béat et ses yeux pétillaient de mille feux. Elle vint à la rencontre de Suzanne et ne s’excusa pas de son retard. Il est vrai qu’avec elle, c’était une habitude de ne pas arriver en temps et en heure, séduisante comme elle l’est, personne ne lui en tenait rigueur, il lui suffisait d’un regard pour effacer toute rancune. -”Ben t’en fais une tête”, lança Céline. Silence… -”Allez, viens, allons nous promener”, dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons. Par mégarde, en se retournant, Céline fit tomber une lettre de sa poche. Suzanne qui lui emboîtait le pas s’abaissa pour la ramasser, et, en un coup d’oeil, elle vit l’adresse de l’expéditeur : Jonathan. SON Jonathan.
Good Girl
Son sang ne fit qu’un tour. Elle tira le papier hors de l’enveloppe et lu son contenu. Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Tout se mit à tourner autour de Suzanne, ses oreilles se mirent à bourdonner, des points noirs dansaient devant ses yeux et mille scénarios défilaient dans sa tête. Elle couru alors derrière Céline, l’attrapa pas le bras et l’obligea violemment à se retourner. Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurla : -” Tu peux m’expliquer? TU PEUX M’EXPLIQUER?” Le sourire de Céline s’effaça immédiatement, elle pâlit et se mit à balbutier. -”C’est… c’est pas facile à… à te dire… Ne m’en veux pas… Je n’ai pas eu le choix… Je devais le faire… Je devais…” Et elle se mit à sangloter comme un enfant. Suzanne n’avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésita sur la conduite à adopter. Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semblait si terrible.<
Elle se sentait tiraillée entre la détresse de son amie, et ses interrogations devant ces mots “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient signifier, elle ne comprenait pas. Céline était-elle déjà au courant de leur petite aventure, à Arnaud et elle? Etait-ce un jeu entre eux? Ou alors l’état de Céline n’avait rien à voir avec la nuit qu’elle, Suzanne, avait passée à la trahir, et y avait-il alors un problème bien plus grave? Suzanne prit le parti de consoler son amie, en se disant qu’elle ne parviendrait à en apprendre plus sur cette lettre que d’une Céline calmée. “Ce n’est sûrement pas si grave, tu sais… Tu peux m’expliquer, je ne te jugerai pas”, lui dit-elle. Elle n’était pas sûre de ses paroles. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. En même temps, elle avait elle-même été une amie plutôt imparfaite, dans la situation, donc elle n’était pas dans la meilleure position pour porter un jugement. Cependant, les larmes de Céline ne se calmaient pas, elle était secouée de sanglots, ne parvenait plus à parler. Suzanne était de plus en plus intriguée. Elle, qui, quelques instants plus tôt se réjouissait de sa liberté retrouvée, se sentait comme prise au piège, et elle ne savait même pas expliquer pourquoi. Comme elle ne pouvait rien tirer de Céline, elle s’éloigna un instant. Elle avait besoin d’une explication. Elle sortit son téléphone, et appela Jonathan. Il décrocha quasi instantanément.
SpaCitron
« ah… j’allais t’appeler … » lui dit-il d’une voix sombre « on peut se voir ce soir? J’ai un truc à te dire… ». « Dis-le moi maintenant, j’ai prévu de voir Agathe ce soir, j’ai eu un mail d’elle tout à l’heure» répondit sèchement Suzanne. « A vrai dire … Agathe et moi voulions te voir … » « ça veut dire quoi Agathe et moi ? » demandait Suzanne, avec moins d’assurance. « Nous voulions te voir pour t’annoncer que nous allons nous marier … nous n’avons pas voulu le faire par téléphone, mais là je pense que je n’avais pas le choix … je voulais aussi te …» Suzanne avait déjà raccroché, mais son téléphone était resté collé à son oreille, puis glissé dans son sac, en même temps qu’une larme. Elle était incapable de réfléchir, elle sentait un vide autour d’elle. La main de Céline posée sur son épaule vint la tirer de ce vide, du coup, elle se sentait moins seule, presque rassurée à l’idée que Céline aurait encore plus mal qu’elle à l’annonce de cette nouvelle qu’elle ne voulait pas garder pour elle. « Jonathan vient de m’annoncer qu’il va se marier avec Agathe ». « Oui je sais » répondit Céline en caressant les cheveux de Suzanne, comme pour la consoler. Comme électrocutée par la main de Céline, Suzanne fit un bon en arrière. Elle ne comprenait plus rien, elle avait l’impression que tout basculait. « Oui je sais … je sais » lui assénait encore une fois Céline, « Mais alors la lettre, la lettre de Jonathan, qu’est ce que ça veut dire ? », « Nous avons juste eu une aventure, et on ne voulait pas garder ça par respect pour notre amitié, maintenant qu’il se marie avec Agathe et qu’Arnaud m’a demandé en mariage ce matin même ».
M1
- Mais quelle bande de pignoufs ! S’exclame Suzanne et sur ce, elle plante là cette chignarde de Céline. Son instinct de survie l’emporte enfin sur toute émotion. Exit Arnaud le chaudard, exit Céline le faux jeton, exit Jonathan le goéland, exit Agathe la petite joueuse. La brise lui chatouille les jambes. Du haut de son échafaudage un ouvrier la siffle gentiment. Suzanne accepte le compliment d’un sourire. Décidément, c’est une belle journée qui commence…
M.
« Son téléphone, vibre. Revibre. Et une troisième fois. Mais Suzanne ne regarde pas le nom qui s’affiche sur l’écran de son portable dernier cri. Elle préfère sourire, simplement mais durement. Dans sa tête, seul le mot vengeance résonne, vient taper contre sa boîte crânienne, à chaque seconde plus fortement, au fur et à mesure que son plan machiavélique se met en place. Oui, c’est une belle journée. Car Suzanne sait, que quelque part, elle en sortira « gagnante» . Son amour pour Jonathan, Arnaud ou encore Céline (et même celui pour les tic-tac) s’est transformé en haine. Et maintenant, elle sait. Elle sait. Elle va le faire. Arrivée au coin de la rue des roses, elle aperçoit, a LEUR table, au café « le petit noir» , Arnaud. Il est là. fidèle au poste. Et c’est par lui que son plan va commencer à se mettre en place. « Salut Arnaud!»
Noisette
Et alors qu’Arnaud, l’objet de tous les désirs, le mâle tant convoité, le Tic-Tac ultime, se retournait à l’appel de son prénom, celui que Suzanne aimait tant entre, murmurer, crier sur ou sous l’oreiller, elle réalise non seulement qu’elle aurait dû refuser le plat du jour ce midi à la cantine, la petite tomate farcie à l’ail de Garonne, mais encore qu’une jeune et jolie brunette sort du “Petit noir”, et enlace le cou d’Arnaud, avant de déposer un baiser suggestif au creux de son oreille. Elle sait qu’Arnaud ne répond plus de rien quand il a une langue fourrée jusqu’aux portes de son tympan.
zette
La scène qui s’offrait à Suzanne fut d’une jouissance extrême, puisque la première vengeance lui fut servie sur un plateau… En effet, le barman qui venait de servir la table d’à côté, se retourne, et… Voit sa dulcinée, qu’il croyait être sienne pour la vie, en train de ramoner l’intégralité du système otorhino-laryngologique du bel Arnaud. Le sang de ce vaillant Umberto ne fit qu’un tour, il asséna un grand coup de plateau sur la nuque de sa belle brunette Tatiana. Sous le choc, les dents de Tatiana ont suivi le même chemin que les tic tac de Suzanne, toutes par terre, sauf une, qui se greffa, tel un percing sur le “pavillon” gauche ( ben oui, celui du coeur…) d’Arnaud.
Kalashnikole
D’un geste rapide, elle dégaina son IPhone 3GS, et en deux clics, discrètement, photographia à la fois le baiser auriculaire torride, et la riposte au plateau du barman, qu’elle se garderait au frais, pour le cas où… Un autre clic, et la première photo fut postée sur twitter, et sur son wall Facebook, et pour être certaine de ne pas louper l’affaire, en mail à Céline. Arnaud ne peut être à moi ? Il ne sera en tout cas pas à elle. “je suis ta meilleure amie”, disait le mail, “tu comprendras que je ne pouvais garder sous silence que ton mec te trompe, le jour même où il te demande en mariage”. Ah ! Qu’elle était retorse, pensa t’elle. Et complètement salope, aussi.
Dom des Ménagères
Juste à côté de la table ou Arnaud se massait désormais l’oreille gauche, cherchant à en extraire la dent, l’homme brun réprima un petit sourire. Bel homme, un peu trop bien habillé quoique décontracté, il ne laissait pas les femmes indifférentes et croisa le regard de Suzanne qui venait de commettre son forfait et qui rougit légèrement. Elle lui plaisait décidément bien cette petite… Dommage… ou bien ? Car Dimitri n’était pas n’importe qui : membre de la mafia russe, il avait pour habitude de régler les problèmes des autres à coup de révolver ou d’accidents fâcheux, avec une nette préférence pour le décrochage de l’ascenseur, ce qui l’ennuyait bien dans la résidence pavillonnaire où il sévissait actuellement en situation de pré-opération commandée. On le payait fort bien pour son job et il vivait plus qu’à l’aise. En tous cas, la mère d’Arnaud qui voulait garder son fils pour elle toute seule, et uniquement toute seule, payait très très très bien… Et c’était une femme qui avait le bon goût d’avoir un compte en banque aux Iles Caïman ! Comme lui…
Gentille sorcière
Et personne ne pouvait soupçonner combien Mme Mère, la mère d’Arnaud avait un esprit machiavélique. Dimitri n’était pas seulement payé pour faire un éventuel “ménage” ! Elle le payait aussi pour espionner Arnaud, travail facile pour Dimitri, puisque qu’Arnaud ne savait pas résister à la tentation, mais elle passait également son temps à lui envoyer des “tentations” à son fiston ! Il y avait les “vraies”, Céline, Suzanne. Puis les fausses comme Tatiana, des petites minettes payées par Mme Mère pour allumer Arnaud, ce qui n’était pas bien difficile. Dimitri prenait des photos, montait des dossiers. Mais ça ne s’arrêtait pas là : Mme Mère comptait bien sur autre chose, son rêve était que toutes ces femmes qui voulaient lui voler son fils, finissent par s’entretuer entre elles, bon débarras ! Et elle en sortirait blanche comme neige, gardant son fiston sous sa coupe. Et qui plus est, elle ferait l’économie du tueur à gages, le fameux Dimitri, radine quand même, la vioque ! Dimitri était chargé de surveiller tout ça, et d’intervenir au cas où les demoiselles ne faisaient pas bien le ménage entre elles. Et il connait la vie Dimitri, il sait bien que Mme Mère rêve un peu trop, qu’il faudra bien qu’elle en passe par lui et ses ascenseurs, et qu’elle s’occupe de remplir son compte aux iles Caïmans ! Pauvre Mme Mère ! Elle ignorait que ce petit jeu allait se retourner contre elle !
Louisianne
Le visage de M. Jean était fermé, le regard fixe. Il était en colère, froide la colère, calme, la pire. Fidèle à sa réputation, il allait y avoir du grabuge. Le ministre lui avait tapé sur les doigts, et ça, il n’aimait pas. Pas moins de trois chefs de service convoqués, et là-bas, dans un coin, M. Paul, dit l’Ange Gabriel, accidentologue de profession, responsable des opérations spécial. Son boulot ? Prouver que le SAMU arrive toujours trop tard ! Et quand M. Paul est convoqué, certains peuvent préparer leurs testaments. M. Jean se tourna vers la pulpeuse Angélique et la regarda dans les yeux, non sans avoir d’abord détaillé son avantageux décolleté. Déformation professionnelle. « Faites les entrées… » La jolie blonde se leva et d’un joli balancement de hanche alla ouvris la porte. Tatiana, lèvre tuméfiée, nez explosé, avait perdu beaucoup de sa superbe. Elle s’avança, suivie de prêt par Arnaud, un pansement sur l’oreille qui lui valut le surnom de Van Gogh. Dans ce métier tout le monde avait un surnom ! M. jean regarda son monde et commença : « Ce matin, j’allume mon ordinateur, et voici ce que je vois… » Il appuya sur une télécommande, et une image apparut sur le mur. La qualité n’était pas très bonne, certes, mais l’on reconnaissait sans erreur Arnaud et ce qui fut la belle Tatiana, le coup de plateau fatal, et une dent qui volait. Pas très long, mais suffisant pour être embarrassant. « Comme vous pouvez le voir, nous comptons des amis toujours prompts à nous renseigner sur notre personnel. Cette petite vidéo est un envoi spécial de Monsieur le premier Ministre ! Messieurs, Madame, je pense que depuis le Rainbow Warrior, les services secrets français n’ont jamais été aussi ridicules ! M. Arnaud, je vous envoie enquêter sur un russe mafieux, pour voir si par hasard ce ne serait un agent ennemi à la cause de la France, et vous vous prenez pour James Bond en mettant chaque soir une femme différente dans votre lit… » Tatiana regarda Arnaud d’un air surpris, il esquissa un petit sourire en haussant les épaules d’un air gêné. La claque lui arriva droit sur ce qui lui restait d’oreille. « Salaud » murmura-t-elle sèchement . « Calmez-vous, Tatiana, j’en arrive à vous. Alors là j’avoue que c’est très fort. On vous demandait juste de découvrir qui était cette nouvelle madame Claude qui commençait à sévir dans la haute société, et là, le nom que vous me donnez ne cesse de m’interpeller. Et je viens de comprendre. Il s’agit de votre mère, Arnaud ! Pire, il semblerait que cette dernière vous fournisse du bétail à votre insu, puisque que je vous retrouve dans les bras, ou plutôt dans la tête de la charmante Tatiana, elle-même petite amie de notre mafieux que vous êtes censé surveiller. D’où le coup de plateau salvateur ! Pour finir, ce cher Dimitri, puisque tel est son nom est en rapport régulier avec votre mère » Décrire la tête d’Arnaud est quelque chose d’impossible, malgré sa richesse, la langue française ne possède pas l’adjectif adéquat ! Une espèce de statue de sel, figé la bouche ouverte… « Ah oui ! je comprends, cela fait un choc… M. Paul ! Dimitri, nous à faits cadeau de cette petite vidéo, va donc le remercier » ce faisant, M. Jean passa son doigt sous son menton. M. Paul acquiesça… « Quant à nous, nous allons nous intéresser au cas de Madame Arnaud mère, d’une certaine Suzanne qui a pris la vidéo et d’une Céline dont je voudrais bien savoir qu’elle est son rôle… »
Gilsoub
Tout le monde était en train de ressortir lorsque le téléphone posé sur le bureau du Premier ministre sonna. « Oui, … bien sûr Monsieur le Président, …, je m’en occupe immédiatement, mes respects Monsieur le Président. » dit-il avant de raccrocher. « Attendez ! Il y a du changement. » cria-t-il à ceux qui étaient en train de passer devant l’huissier qui tenait la porte ouverte. Chacun repris plus ou moins la place qu’il avait avant d’être renvoyé et curieux de connaître la raison de ce revirement observait avec attention le ministre qui fouillait dans ses tiroirs. « Mais où ai-je bien pu mettre cette foutue note ? » répétait-il sans cesse. « Ah ! La voilà, alors… » et il commença à lire celle-ci après avoir chaussé ses lunettes qui lui donnait un regard de taupe.
Franck
"Certains journalistes d'investigations commencent à soupçonner l'existence d'une jeune femme dans la vie du président." Je ne peux vous dire quels sont les liens entre eux, si ce n'est qu'elle n'est pas sa maîtresse, ni sa fille cachée, mais nous devons absolument empêcher ça de sortir dans les médias. Elle s'appelle... Suzanne, et il va falloir lui procurer une protection rapprochée, constante et discrète ; elle-même ne doit rien soupçonner ! Arnaud ?
Jathénaïs
"T ic-Tac,Tic-Tac...
Suzanne déteste choisir.C'est son côté masculin!
Orange ou menthe, Le fil vert ou le fil rouge? Céline ou Arnaud? L'amie ou l'amour, être Daphné ou Messaline ? Trop sage ou trop salope?
Tic-Tac, Tic-Tac fait le temps qui passe.
Le temps!
Cette bombe à retardement, faute de lui couper le fil rouge ou le fil vert risquait de lui sauter au visage.
Suzanne se pose un instant: elle choisit un Tic orange. La pointe de sa langue remonte la veine et capte un peu de piment d'Espelette qu'elle a au préalable fendu en deux. La douceur et la force basque l'envahissent.
Céline? Amie ou ennemie? Ce vampire psycho affectif se nourrissait de son admiration béate et rétrospectivement Suzanne se sentait le simple faire valoir de cette "amie".
Arnaud: La belle revanche. Pas mécontente de lui piquer son Toy Boy.
Un frisson la secoue tandis qu'elle roule la friandise rose entre la langue et les dents. Croquera? Croquera pas?
Les papilles éveillées par la saveur poivrée accordent un sursis à l'ami Tic.
Son amitié tac-au-tac pour Céline, vu d'ici, ressemblait fort à une dépendance et la liaison avec Arnaud, à une émancipation.
Puis le temps s'était accéléré: Pas de décisions à prendre, pas de fil à couper.
Jonathan-le-goëland qui la quitte, Arnaud-le-queutard qui la trahit, Céline-fadasse qui l'a trahie, les évènements qui décident à sa place et elle qui observe.
Attentiste.
Masculine.
Voilà madame mére qui s'invite, Agathe, Tatania, Dimitri, Mr Jean à l'intérieur, le Premier Sinistre et maintenant le président Berlusconard avec son cortège d'histoire de Q prêt à faire sauter la république.
Il va falloir couper un fil avant de se retrouver treize à table pour "La Cène" finale.
Changer la Tac-Tic que. Arnaud et Jonathan semblent si loin, si petits.
Favorite présidentielle potentielle.
Suzanne, habituée aux seconds rôles, jouie intérieurement de cette promotion qui la place au premier plan. Sa main glisse entre ses cuisses.
Grisée par le danger et son pouvoir tout neuf, la friponne frissonne et bascule.
Tic et Tac donnent la cadence.
Tic-Tac, Tic-tac.....
Alex Cessif
Au ministère, Arnaud voulait se faire petit, tout petit... Il n'avait pas entendu M. Jean l'appeler.
- Arnaud ?! reprit-il. Je vous préviens, c'est votre dernière chance !
- Oui, quoi donc ? bafouilla ce dernier.
- Vous devez vous rapprocher de Suzanne. Voyez ce que je veux dire, ça entre dans vos compétences...
- Excusez-moi, mais je préférerais rester en dehors de cette affaire... Si ça ne vous dérange pas...
Sous l'effet de la colère, la veine temporale de M. Jean grossit, à la limite d'exploser...
- Si ça ne me dérange pas ?! Vous savez Arnaud, je ne sais pas si vous suivez les actualités, mais les accidents de parapente sont fréquents en cette saison...
- Mais, euh, je ne fais pas de parapente ?!
M. Jean sourit. Il s'adressa à M. Paul.
- N'est-ce pas que ça s'apprend vite le parapente, M. Paul ?
- Très, très vite...
M. Jean se tourna vers Arnaud. Celui-ci avait changé de couleur. Du tic tac orange, il était passé au blanc.
- J'accepte monsieur, j'y vais de ce pas...
- Oui, allez-y Arnaud, pensez à votre mère. Je vous préviens d'ailleurs, ne faites pas l'idiot, vous serez constamment sous surveillance. Dimitri va vous donner un équipement nous permettant de vous suivre dans tous vos faits et gestes ainsi qu'un microphone. Ne dites donc rien à votre chère maman.
Une demi-heure plus tard, Arnaud, s'éloignait du ministère en état de choc, les jambes flageolantes et la peur au ventre...
MG
De longs couloirs où les pas résonnent : il sait où trouver Suzanne à cette heure.
Revenir vers elle après tous les quiproquos, les qui couche avec qui, ne lui fait plus peur car l’autorité a parlé. Il s’est toujours plié sous le regard perçant, le verbe net et le geste tranchant.
Il passe les contrôles de sécurité, entre dans le sas et en ressort dûment badgé et fouillé, puis il se dirige d’un pas sûr vers les bureaux de la Présidence. "A cette heure, elle doit y être", se dit-il. Elle doit nécessairement y être.
Pénétrant dans le bureau de Suzanne, il jette un rapide coup d’œil : dossiers impeccablement empilés, aucune touche personnelle, il semble qu’elle prenne son rôle d’éminence grise très à cœur. Trop à cœur peut-être vus les dires de certains. Ces allusions des Services tombaient d’ailleurs au moment adéquat : hésitant encore à revoir Suzanne sous le coup de sa propre trahison, cette rumeur l’absolvait de tout remords. Peut-être pouvait-il à nouveau reprendre le contrôle des événements ?
Suzanne absente, Arnaud déambule dans le bureau, soulève un formulaire du bout des doigts, ouvre et referme un tiroir. S’approchant de la porte située près de la fenêtre donnant sur le parc arboré où Suzanne aime déambuler pour son déjeuner, il distingue un bruit sourd, régulier auquel il n’avait pas prêté attention à son entrée dans la pièce.
Une sorte de. Quelque chose qui lui rappelle. Des bruits étouffés, réguliers, lourds. Deux corps qui ?
Un sourire sardonique. Quoi de mieux pour tout effacer, pour tout recommencer, pour tenter enfin une fois dans sa vie de reprendre le pouvoir ? Arnaud voit déjà la scène, Suzanne et le Président accouplés, lui vainqueur tenant la péronnelle à sa merci, son propre chef M. Jean sous sa coupe grâce à cette révélation, et même le Président. Vainqueur sur tous les fronts.
Il ouvre la porte et se trouve face à la scène à laquelle il s’attendait : aucune surprise ne se lit sur son visage triomphant alors que son regard glisse du sofa richement décoré au visage déconfit du Président, glisse sur le corps de… l’autorité. Un silence glacial fait place à la fanfare exultante. Son regard se trouble. Sa mère.
Chouyo
Sa mère ! Son premier objet d’amour, là devant lui, se laissant aller sans aucune pudeur. Elle ! Sa mère !
Jamais, malgré le débordement imaginaire auquel il se laissait aller fréquemment, jamais, non jamais, il n’aurait cru que cela pouvait arriver !
Pourtant il fallait se rendre à l’évidence, vue de ses yeux vue, il ne pourrait plus jamais la regarder avec les mêmes yeux, même avec des nouvelles lunettes, même avec des lentilles. Son amour filial en prenait brutalement un coup ! Oubliée Suzanne ; oubliée Céline. Rien ne comptait plus à ses oreilles que ce qui était là, devant son nez.
Il n’était pas préparé à ce spectacle ; pétrifié ; dans sa stupeur ; il relâcha la porte avec vigueur qui se referma dans un bruit de tonnerre.
Elle entendit ce claquement sec, et avec son naturel habituel se retourna souriante en escamotant habilement ce qu’elle était en train de sucer.
Le président quant à lui, habitué à ce genre de situation ne perdit pas son sang froid et continua, comme si de rien n’était à lui dicter, avec un chuintement inhabituel dans sa manière de s’exprimer, un courrier destiné au ministère de la santé et de la réhabilitation des tic-tac !
Décidemment, il fallait absolument convaincre ces députés réputés pour leur pingrerie et leur froideur de baisser la taxe sur les tic-tac. Car lui aussi suçait. Elle le vert, lui le rouge !
1 Romain Ajar, Emile Gary.
Je viens en parler parce que Mâme Kevin en a causé aussi.Moi, ce que j'aime dans Romain Gary, c'est Emile Ajar.
Avec quel délice j'ai lu lors de leur parution :
"La vie devant soi" que tout le monde connaît sans doute puisqu'adapté pour le cinéma avec Simone Signoret, Momo et Madame Rosa, on ne peut les oublier. Je n'ai pas vu le film, j'avais trop aimé le livre.
"L'angoisse du roi Salomon", je pense que moins le connaisse cet ouvrage, pourtant je vous le recommande, paru en 1979, il nous narre la difficulté de vieillir d'un Monsieur digne et classe...
Voilà la quatrième de couverture :
"Il était monté dans mon taxi boulevard Haussman, un très vieux monsieur avec une belle moustache et une brbe blanches qu'il s'est rasées après quand on s'est mieux connu. Son coiffeur lui avait dit que ça le vieillissait, et comme il avait quatre-vingt-qutre ans et quelques, ce n'était pas la peine d'en rajouter.
J'ai souvent remarqué que la plupart des vieux messieurs en fin de parcours, même les plus soignés par les personnes qui s'en occupent, portent des vêtements qu'ils avaient déjà depuis longtemps. Mais monsieur Salomon était habillé tout neuf des pieds à la tête, avec défi et confiance, un costume princier de Galles avec un papillon bleu à petits pois,, il respirait l'élégance de dernière heure et on sentait tout de suite que ce n'était pas un homme à se laisser mourir facilement.
J'avais la radio ouverte et comme par hasard la première chose qu'on a entendue, c'était les dernières nouvelles sur le naufrage et la marée noire en Bretagne, vingt-cinq mille oiseaux dans le mazout.
- C'est une honte, à dit monsieur Salomon, le monde devient chaque jour plus lourd à porter.
C'est là que j'ai appris que monsiur Salomon avait été dans le prêt à porter toute sa vie. Nous avons parlé un peu. Il avait pris depuis quelques années sa retraite du pantalon et il occupait ses loisirs à des oeuvres de bienfaisance, car plus on devient vieux, et plus on a besoin des autres."
J'avais lu de Romain Gary, "Les racines du ciel" cet homme qui se dévoue et se bat pour la défense des éléphants, qui croit en la générosité des hommes.
0 Pérotin
PérotinPérotin est avec Léonin le membre le plus éminent de l'école de Notre-Dame, et l'un des très rares compositeurs de cette époque dont le nom nous soit parvenu. Ildéveloppa les formes polyphoniques ises au point par Léonin en particulier, l'organum. Alors que Léonin cultivait des polyphonies à deux voix, Pérotin porte le nombre de voix à trois, voire quatre. Chaque ligne mélodique se déploie avec sa propre beauté, tout en se fondant harmonieusement aux autres grâce à des points de consonance.
Premiers pas : Viderunt omnes et Sedernunt principes (organa quadruples)
Pour aller plus loin : Beata Viscera (conduit).
2 Les Grands Philosophes - Introduction
La civilisation européenne est le résultat du croisement de plusieurs cultures : celles d'Ahènes, de Rome et de Jérusalem. Elle a rencontré aussi sur son chemin une autre veine civilisatrice, qui, elle, se référait aussi à Athènes et à Jérusalem, dans un synthèse où le droit romain fut absent : l'islam, qui fut présent sur le continent au Moyen Âge et qui y est revenu dans le cadre de la modernité.Ici seront donc présentés les grandes figures de la pensée issues de ces sources qui sont venues féconder l'Europe dont la particularité est la volonté d'élucider de façon rationnelle la nature mystérieuse des choses ainsi qu'un rapport réflexif à soi-même avec la volonté de tenir les forces du Destin en échec.
A l'origine il y eu le mythe
Le mythe a précédé la philosophie : il parle des fondements du monde et de la société avec l'ambition de les expliquer dans la trame de leur récit. A l'époque où apparaît la philosophie, soit au VIème siècle avant J.-C., les différentes sociétés grecques ont leurs propres mythes qui fondent l'ordre social. Une des raisons de cette émergence fut sans doute la rencontre avec les autres cultures qui relativisé la valeur des mythologies confrontées. Ces brassages eurent lieu dans les ports et les carrefours commerciaux, sur les côtes de l'Asie Mineure, parmi lesquels la ville de Millet, berceau de la philosophie ionnienne de la Nature. Aristote considère les poètes Homère et Hésiode comme de lointains précurseurs et, pour lui, "celui qui apprécie les mythes d'une certaine façon comme quelqu'un qui aime la sagesse, est un philosophe", parce que le mythe offre pleinement matière à s'émerveiller et engendre par la même la réflexion.
