Il suivait son idée, c'était une idée fixe et il s'étonnait de ne pas avancer.
Jacques Prévert

0 Les hirondelles de Kaboul

Les hirondelles de Kaboul
(A revoir... brouillon)


La vie de deux couples habitant la ville pendant le règne des Talibans.

Atiq et Mussarat: Atiq est un Moudjadihin, gardien de prison. Son épouse Mussarat, femme très malade l'a sauvé de la mort lors de l'invasion russe.
Moshen et Zufaira : deux universitaires, d'un milieu aisé, qui ont tout perdu quand les talibans ont pris le pouvoir.

Le roman raconte leur désespoir, la perte de leurs illusions, la difficulté pour les femmes de vivre dans des conditions où on ne leur reconnaît aucun droit. Il aborde les thèmes de la répudiation des épouses, du pouvoir absolu du régime, de la religion, de la lapidation.

Il fait prendre conscience de l'horreur du quotidien à Kaboul sous le règne des Talibans. Les gens meurent de faim, les rues sont remplies de mendiants et d'orphelins, tout plaisir est proscrit, même celui de rire, la femme n'est rien en dehors de la maison. Néantisée derrière sa burka.
On est également mis en face de ce monstre collectif que peut être une foule, les dérives auxquelles un individu seul n'adhérerait pas ! la dilution des responsabilités, la folie que peut entraîner une passion exacerbée. Cela nous conduit à relire Freud "Psychologie des foules et analyse du moi"

A suivre....

7 Prime


Un peu d'histoire de là où je suis :


Chaque été, les ânes en culotte de l'île de Ré amusent les enfants comme les adultes. Combien savent pourtant que ce déguisement évoque une tradition fort ancienne !
Autrefois, l'animal était utilisé pour le ramassage du varech sur les côtes, les travaux agricoles, la récolte du sel, le transport d'un village à l'autre. Dans ce pays de marais salants ou abondent mouches et moustiques, les habitants avaient pris l'habitude de protéger leurs bêtes des piqûres d'insectes par des pantalons à bretelles confectionnés dans des tissus rayés ou à carreaux.
Puis les ânes ont disparu...mais c'était sans compter sur la persévérance d'un éleveur de l'île de Ré, M. Léau !

6 Chouyo

Ici déesse Lakschmi a quatre bras J'aurai bien collé Schiva, mais Shiva n'est pas sympa c'est une destructrice et ça ne colle pas avec la moufette.
Chouyo est étonnante et je me demande combien elle a de vie.
La sienne, elle sait en profiter. Comment arrive-t-elle à tout faire. Elle parcourt l'inde de droite à gauche, de gauche à droite, du nord au sud, d'est en ouest, d'avant en arrière et d'arrière en avant. Reçoit famille, amis, les guide a travers le pays, les accueille, les conduit même à l'hopital quand une crise d'appendicite arrive à point nommé pour que le frangin reste se faire dorloter par grande soeur ! Flane dans les marchés, visite les merveilles, fais les boutiques, s'épate dans les musées.
Rentre en France passer un exam', retourne en Inde, est reçu à son exam' sans trop avoir bosser, je dis que c'est pas juste.
Douée pour dénicher des petits trucs extra : tiens des godasses superbes pour trois euros cinquante, va donc trouver ça chez nous, ben non....il y en a mêmes avec des perles je te dis pas, elle nous en fait profiter et c'est super chouette car il n'y a pas que ça, il faut aller faire un tour chez elle !
On ne croirait pas comme ça à la lire, mais dans un com' elle m'avait dit, il y a déjà un moment, que, si si, elle avait des petites manières de Barbie parfois, il ne fallait pas trop croire que ce n'était qu'une intello le nez dans les bouquins de linguisterie ! Elle aime le rose et ce qui brille, c'est tout dire, que c'est bien une fille, des fois qu'on n'aurait pas su !
Elle est double, triple.... que dis-je quadruple... elle a quatre bras, et Ganesh la soutien dans ses activités sinon elle n'y arriverait pas. Deux blogs à elle, les tribulations d'une moufette, sa vie en rikschaw et sa participation a ceux de la communauté française expatriée en Inde. Mais ne la sous-estimons pas, pleine de ressources, d'énergie, de volonté, remplie de désir elle arrivera à se dépasser pour tout faire ! Spectacles, réceptions, ballades, rythme ses journées, euh là je sais pas si elle sera d'accord, c'est qu'elle bosse aussi, reçu à son concours de l'alliance française, elle va pouvoir enseigner à bien parler notre langue aux gens de la bas dis donc ! ça va pas rigoler, mais elle ne doit pas être trop sévère tout en sachant se faire respecter ! c'est une femme de tête. En plus elle est douée car les cours du CNED, elle te les a avalé en moins de deux ! Faut dire qu'elle n'avait pas du perdre son temps auparavant.
Mais elle a aussi un jardin secret, son TAC, TACadoré, elle nous en parle peu, je crois bien qu'elle ne le partagera avec personne celui là. Ca doit faire un moment qu'elle est amoureuse de lui car ce n'est pas la première fois qu'elle part comme ça loin de tout le monde avec lui. Enfin, elle nous l'a quand même montré en caleçon avec le plan du métro londonien, mais je n'ai pu voir la station qui m'intéressait, car placée à l'endroit que j'aime à reluquer particulièrement, elle était bien planquée tu peux me croire !
Elle prend même le temps de nous mijoter des petits concours croquignolets, on se creuse les méninges, on s'arrache les cheveux, on ne dort pas de la nuit, on se réveille en disant euréka, on se précipite pour être la prem' à répondre... c'est que de si loin, elle nous réveille et nous secoue, pas le temps de s'endormir, on se crêperait même le chignon entre blogueuses, à distance, rien que pour avoir le privilège de gagner, d'être la prem'. Elle nous file l'esprit de compétition, et je sens que je vais craquer et que je vais prendre un petit pot belge pour me bouster tellement j'ai envie de tout bien faire.
Ce qui est génial, c'est qu'on apprend plein de trucs sur l'Inde et qu'en plus de lire des carnets de voyage on est obligé de mettre la main à la pate, elle nous à fait faire des nan's... on moins quinze nanas aux quinze coins de la plate-nénette en train de faire la même chose au même moment ou presque ! génial je dis, génial... et le plus pire du plus pire c'est que c'était drôlement bon !
Sinon, je me marre, car elle, elle n'est pas comme Ysa, les vieilles de 62 balais, elle ne les secoure pas, elle les envoie balader, et alors là elle prend son pied ! regarde ses archives, tu comprendras et je crois que tu seras d'accord avec elle.... a ces vieux ce qu'ils nous emmerdent ! mais ton tour viendra, fillette, car :
Si tu t'imagines fillette fillette
Fillette fillette si tu t'imagines
qu'ca va qu'ca va qu'ca
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des zamours
fillette fillette
ce que tu te goures !
Et toi tite moufette tu suis aussi de prêt ce qui se passe ici, tu te révoltes, tu râles, tu aimerais bien que ça bouge dans le bon sens, hélas que non et "ça va durer encore longtemps" on dirait ! Mais pour te réconforter de toutes ces injustices qui frappent les pauvres gens, et nous pauvres non expatriés, tu vas te faire indulger, tu ne te prives de rien dis donc petite veinarde, et tu as bien raison.
En attendant continue a nous faire rêver et travailler, voyager comme ça j'aime bien. Les moufettes comme toi il en faudrait davantage et j'espère que TAC est bien conscient du trésor qu'il possède, sinon je vais lui écire moi, et il saura !
Bon le prochain concours, tu attends septembre qu'on soit bien dans l'ambiance de recherche de travail, qu'on ait tout notre matériel sous la main... car là ça va déconnecter grave... et... ça va me manquer, mais ne le dites à personne, IL croit que je bosse !
Ci dessous, le portrait d'Ysa

8 Ysa

Bougainvillier, fleurs qui ornent la rue où habite Ysa..
Pour quelle raison lorsque j'ai lu son article décrivant une maison* de campagne, perdue au milieu de rien mais entourée de fleurs et flanquée d'un jardin plein d'herbes folles masquant un porte ainsi dérobée aux regards : pour quelle raison, chez moi, ça a fait tilt ? Voilà que d'un coup je me suis sentie en terrain connu. Dans mon rêve éveillé j'y ai rajouté des hortensias bleus et roses, leurs grosses fleurs pommelées flirtant avec la façade nord du logis ; les murs sont en granit et les croisées à petits carreaux laissent entrer faiblement la lumière en l'adoucissant. Il fait frais à l'intérieur, et la douce pénombre nous invite au calme. Dans cette pièce a vivre j'imagine une immense cheminée autour de laquelle les générations se retrouvent pour partager le plaisir d'être ensemble.
Sans doute mon imagination m'a joué des tours et emporté un peu trop ailleurs mais j'ai laissé un com' un peu idiot, à ma façon quoi.
Ysa m'a répondu : Comme sais-tu qu'il y avait une grande cheminée ?
Elle avait tellement bien décrit la situation, l'ambiance, que l'on avait l'impression d'y être chacun à sa façon. C'est ça le talent, et elle en a un gros paquet. Son art du suspense me désarçonne et me met dans un état d'impatience incroyable. Elle ne publie pas tous les jours, son lectorat est sur les nerfs parfois, ça se lit dans les nombreux com'. Ysa attire du monde avec sa plume si alerte.
C'est ainsi que de fil en aiguille, plutôt de mains sur le clavier j'ai fait sa connaissance. En me faufilant dans son univers, je suis devenue une assidue lectrice squatteuse. Intéressée pars ses aventures et ses mésaventures parfois rocambolesques avec les gens de la bas, sa façon de vivre de la bas. L'inquiétude pour ses enfants, le service militaire pour l'aînée des filles, les chutes de cheval de la plus jeune !
Si je devais parler de mes amies, je dirais qu'elle en fait partie, et pas en dernier ! Les qualités que j'ai pu déceler chez elle, la générosité, l'amitié, la chaleur humaine, la franchise, n'ont d'égal que ses coups de colère justifiés et son impatience quand un obstacle vient lui barrer la route et qu'elle se sent alors impuissante. Le moral en berne, elle est capable de rester trois jours sans poster ! Elle ne s'imagine pas que nous on guette !
Ne supportant pas la bêtise ni l'injustice, et elle a bien raison, elle se sent seule parfois, loin de sa famille de sa fille aînée et de son grand fils. Heureusement Jules est là qui sait la rebooster, même si parfois elle se sent à sa botte et à l'impresson de n'être bonne qu'à faire des petites choses. Mais sans elle, Jules, n'arriverait pas a mener à bien leur projet commun, s'en rend-il compte au moins et elle doit se dire qu'aucune tâche n'est dégradante même si elle est embêtante, mais c'est dur parfois quand on a abandonné une vie toute tracée, ou tout pouvait être prévu à l'avance, sans véritable surprise quoi.
C'est vrai que c'est une battante, habituée à ce que ça bouge autour d'elle que ça réponde, qu'il y ait du mouvement. Elle a du faire des choix dans la vie. L'amour retrouvé lui a fait quitter la France en laissant derrière elle le coeur déchiré son fils et sa fille, pour un pays où le danger guette à chaque coin de rue. Elle ne s'en plaint même pas, dit qu'elle est habituée, et c'est aux autres qu'elle pense, aux plus malheureux qu'elle, ce qui ne l'empêche pas d'aller se baigner en bikini et de se révolter sur le problème de ces femmes en burka, qui vont dans la mer telle une marée noire, elle s'en offusque, le fait savoir et aimerait bien que tout cela change. Mais l'humanité est méchante c'est un fait.
Elle s'est pourtant bien battue pour franchir des étapes dans sa vie professionnelle d'antan (on dirait que je parle d'une vieillarde). Dans sa première vie elle se dévouait à l'administration de sa commune, elle a du galérer pour les avoir ces concours si difficiles, si réservés aux élites, elle a réussi. Et il ne faut pas venir lui chanter Marina, la politique elle en connaît un bout car outre ses fonctions professionnelles où là aussi son tempérament de feu lui a fait connaître des situations bien délicatates , elle fut une militante engagée. Elle semble être un peu revenue de tout cela, un peu seulement car de loin elle suit les corneries qui se passent ici de tous les bords. Elle rit jaune en voyant l'infantilisme de nos gouvernants et surtout les idioties de l'opposition inexistante.
Ah oui, elle s'indigne Ysa ! Quand en voulant secourir une personne âgée on la renvoie dans ses dix-huit mètres, et en plus elle culpabilise ! Quand des femmes sont contraintes de porter ce vêtement qui les rabaisse au rang de "rien", qu'elles ne peuvent pas s'exprimer en leur nom mais au nom de celui à qui elles appartiennent souvent de force, sans avoir choisi ! Quand le soldat Guilad est toujours retenu et que rien ne semble fait pour sa libération !
Femme de son époque, de son temps, Ysa, pas bêcheuse travaille en tong maintenant, elle qui était habituée à être toute pimpante, petit tailleur, petits escarpins haut perchés, la voilà à l'aise dans cette nouvelle vie, non elle ne se laisse pas aller loin de là, elle vit au rythme de soleil, elle a de la chance ! Mais alors, le truc qui l'enquiquine, ce ne sont pas les Autres, elle est plutôt du genre sociable et va souvent fêter des évènements avec des amis. Ce qui la gêne ce sont les sans gêne, ceux qui bloquent la rue pour faire leur déménagement sans prendre garde aux voisins, sans même prévenir du dérangement qu'ils procureront, et le pire en cette période de vacances où elle est sensée pouvoir se reposer un peu plus longtemps le matin, ces ingrats qui déboulent dans les escaliers à l'aube pour aller à la piscine toute la marmaille en même temps, ça la gonfle, elle a bien raison.
Elle a pourtant une bien belle cuisine, et Khaled viendra bien un de ces jours finir les travaux, que Ysa fort mécontente, se transformant en STP dépannage 24 h/24, est capable de faire elle-même. Je pari que tu regrettes déjà de ne pas l'avoir fait plus tôt !
Quand à son chien, cette pauvre bête, elle l'a fait raser, soit disant pour qu'il soit plus à l'aise car il fait bien bien chaud, t'en fiche oui, elle a la flemme de le coiffer tous les matins, je pense que c'est surtout ça mais c'est plutôt le temps qui lui manque. Elle prépare son site pour la vente de ses produits de la mer morte, et j'espère bien qu'elle nous filera le lien pour qu'on puisse se régaler les yeux et aussi passer commande !
*pour le début du texte quand tu vas sur son blog, fait glisser la souris
Le 23 Juillet : Chouyo

2 De gauche à droite.......

Ce n'est pas que j'ai grand chose à dire mais je viens le dire :
Pas engagée, pas militante, le coeur à gauche, je suis un peu écoeurée. J'entendais Frédéric Mitterrand sur France 2 ; il disait en gros cela : Bien que n'étant pas spécialement sarkozyste, il ne critiquerait pas les initiatives de notre hyprésident, puisqu'il a été "nommé" au gouvernement.
C'est son droit ayant accepté un ministère qui lui va bien ; de plus il ne s'est jamais présenté comme très engagé auprès des socialistes. Son nom évoque la gauche. Mais nous ne savons pas si lui l'est... de gauche....
[Rajout de 13 h 52 : Je viens de lire le post de Mâme Kevin.... oui bon elle a raison, va, toi aussi le lire... j'ai été aussi surprise, pas choquée par les propos de F.M. (tiens les mêmes initiales que tonton, et les mêmes que moi.... hihihi....) ça m'a fait réfléchir sur Orelsan et les propos tenus et tout le tintoin qu'on fait autour de cet artiste ? créateur ? génie ? mais aussi surtout sur ce qu'est justement être un artiste?]
Mais revenons à nos moutons....
Ce qui me gêne dans tous ces mouvements des politiques d'un bord vers l'autre c'est qu'avec malignité Hyprésident fait taire l'opposition..... car ça ne marche que dans un sens.... de la gauche vers la droite...
Besson, Kouchner, Rocard, Mitterrand, Allègre, Amara, et d'autres qui ne résistent pas à l'appel....pour des ministères, des secrétariat d'état, des missions ponctuelles.....
A qui le tour ?
Bon moi on m'a rien demandé.... mais j'irai bien donné des cours de philo à Carlotta...... car l'entendre minauder ça m'agace... "ah oui, alors c'est quand même étrange non, que des hommes armés, des guerriers, soient là pour veiller à la paix.... " enfin ce ne sont pas vraiment ses propos murmurés entre lèvres closes... mais en gros c'était ce qu'elle avait du apprendre par coeur et récitait à qui... ah oui sur une chaîne privée... pendant que le mari de madame monopolisait la chaîne publique.. (Elle est partie Audrey Pulvar... faut pas s'étonner) !
donc...notre paix dépend de guerriers... ! va comprendre l'humanité après toi.....
Et aussi, comme dit Martine : Ta gueule Manuel, c'est moi la patronne, c'est moi qui dis ce que toi tu dois dire.... et même ce que tu dois penser.... ta gueule Manuel......
Oh Daniéééla, la vie n'est qu'un jeu pour toi
Oh Daniéééla, pourtant ne croit pas
Que tu peux
Oh Daniéééla, jouer avec l'amuuurrr
Sans risquer de t'y brûler un juuuuurrrr
Oh Daniéééla, tu prends ton air innocent....
Oh Daniéééla, pour faire un serment...
Et tu dis les mots, les plus beaux du monde
Sans jamais les penser un instant....
C'était le moment poétique de la journée.....
Si c'est pas clair pour toi, ça ne l'est pas pour moi non plus.....

1 Ronds-Points VII


Celui-là je te le mets deux fois pour que tu regardes bien tous les détails..

ce sont des zoiseaux genre zoiseaux et c'est d'un beau !

0 Ronds-Points VI

Pour celui-là, j'ai bien failli vendre mon âme.... je n'ai pu qu'en faire une.... mais ne t'inquite pas..
je sors de chez moi, je tourne à gauche, à droite, à gauche, à droite... et donc j'en refais une...


1 Jean Léger d'Argent - P.-J Helias

Jean était chemineau. Ce n'est pas là un métier pour amasser du bien. Son père, avant lui, avait fondé cette maison de commerce, une maison qui ne contenait pas d'autre marchandise à vendre que le bruit de la langue bien pendue, des songes creux et, quelquefois, des tours boiteux qui faisaient gagner une nuit ou une huitaine à l'Hôtellerie du Cachot.Or, avec le tiers de l'esprit que dépensait Jean pour soutirer son pain quotidien, il serait devenu riche comme la mer s'il était resté assis derrière un comptoir
dans une bourgade.
Mais le pauvre diable ne pouvait pas tenir sans aller plus loin. Il avait toujours un pied levé et une narine ouverte pour flairer devant lui. Sans doute quelque courant d'air vagabond avait trouvé le moyen de se glisser dans sa tête par quelque ouverture et, depuis, il se débattait sous le crâne aussi vivement qu'un poisson dans la nasse sans savoir par où sortir. Le vent de sa tête emportant Jean à travers la Basse-Bregtagne, de l'Ouest à l'est et du midi au nord, virant et dérivant sans dire pourquoi. Il n'y a rien de plus bête qu'un courant d'air qui fait le tour de son propre domaine sinon un chat qui court après sa queue. En peu de mots, vivant à la volée, Jean n'était pas gêné par le poids de sa bourse. Et c'est pourquoi on l'avait nommé Jean Léger d'Argent.
Mais la plus dure destinée était celle de sa femme. Le chemineau, qui filait trop vite pour ramasser des écus sur la grand'route avait cueilli, par inadvertance, un petit bout de femme rencontré à quelque carrefour, une génisse folle qui avait cassé sa corde. Depuis des années, elle marchait dans l'ombre de son mari, maigre et déguenillée, sas liard et sans anneau. Mais elle avait gardé ferme, dans un sac de toile, ses habits de noce et le manteau de deuil de sa mère.
Un soir, les deux époux se traînaient sur une route, dans un assez pitoyable état. Jean Léger d'Argent était devenu aussi léger que son nom, je vous le dit, et le visage de sa femme était mangé par ses yeux, aussi noirs que la faim sauvage qui vivait en elle. Depuis trois jours, ils n'avaient ouvert la bouche que pour boire de l'eau courante et pour mâcher des baies vertes. Pas un sou, les portes fermées devant eux, les chiens leur aboyant aux hardes, la somme totale de la misère. Jean s'arrêta pour se reposer sur une borne, sa femme appuyée contre son dos, et c'est là qu'il trouva la lumière. Elle ne vient pas de la pierre. Du sac de toile, je ne dis pas.
Deux heures plus tard, la porte de l'Hôtellerie du Pilier Rouge, à Brest, s'ouvrit devant deux jeunes gens. Une femme mince aux grands yeux noirs, revêtue de ses habits de noce à la mode et un garçon nu-tête, enveloppé d'un manteau noir aux fermoirs d'argent, apparemment un bourgeois ou plutôt un officier. Leurs chaussures n'étaient que poussière. "Hé bien, g, dit le monsieur, d'un air revêche, c'est une chiennerie de chemins que vous avez par ici. J'ai cassé la roue de ma voiture dans les ornières et je n'ai pas trouvé de charron depuis. Si bien qu'il m'a fallu marcher près de trois lieues avec ma femme nouvelle mariée pour venir jusqu'à votre maison. Car demain je dois être à bord de mon navire, à l'aube. Vite ! amenez sur la table vos meilleurs plats et préparez-nous votre plus belle chambre !"
L'aubergiste hurla aux servantes, courut à la cuisine, dégringola dans la cave. Et voilà la nappe sur la table, la viande rôtie qui fume, le vieux vin de bordeaux glougloutant dans les verres. Les deux jeunes gens avalèrent la nourriture en eux si abondamment qu'on aurait pu les croire vidés jusqu'aux talons, ratissèrent le pain à mesure qu'il arrivait sur la table au point qu'il n'en restait pas une miette, vidèrent leurs verres aussi souvent que s'ils eussent été des dés de lutins. Quand il ne demeura que la nappe sous leurs mains, ils lâchèrent un soupir et montèrent à leur chambre. La jeune dame fredonnait une chanson d'amour, le monsieur déchantait à coups de rots et de hoquets.
Mais le lendemain, à l'aube, ce fut un autre bruit. On entendit le monsieur faire un vacarme terrible avec les meubles et appeler l'aubergiste à grands cris.
Celui-ci monta quatre à quatre pour trouver un homme rouge de fureur et aussi nu que la grenouille : Aubergiste pourri ! je suis tombé ici dans un repaire de voleurs. Regardez ! Pendant que je dormais, on m'a dérobé ma chemise, mon pourpoint, mes braies, mes chaussures et, pis encore, ma bourse avec dix écus d'or. Encore heureux qu'ils aient laissé mon manteau derrière eux. Il me suffira pour aller jusqu'à la maison de mon oncle l'amiral et porter plainte. Ceci vous coûtera cher, gibier de potence !" Navré à mort, le pauvre aubergiste fouilla sa demeure de fond en comble avec tous ses gens. On ne trouva rien. Et il n'y avait rien d'autre à faire que d'amener des vêtements neufs au jeune monsieur et de lui rendre ses dix écus d'or. Jean Léger d'Argent fit la paix par bienveillance et passa la porte, la tête haute, sa femme dans son ombre.

Quelque temps après, l'aubergiste s'en fut retourner un carré de terre au fond de son verger pour y semer des carottes rouges. Et sa bêche découvrit un paquet de guenilles, une chemise en loques, un pourpoint en haillons, des braies usées jusqu'à la corde. L'amiral n'avait pas de neveu.

2 Ronds-Points V

Je ne voulais pas faire de jaloux, mais celui-là méritait bien
trois belles images !




3 Les rillettes de maquereau pour l'apéro

En image, ce qu'il te faut, ça m'évitera d'écrire.... bof, oui, bon, donc tout ça :
sans oublier le sel et le poivre






























Pour réaliser de bonnes rillettes de maquereau, nul besoin de fourneaux.... il te faudra juste :
ce que tu vois sur l'image donc :
- des filets de maquereau dûment marinés (ils sont plus gouteux)
- du tabasco
- du citron
- des herbes (héhéhé) ne te trompes pas, ne te trompes pas !
- des échalottes, important l'échalotte, important... pour faire la course....
Donc, quand tu as tout tes ingrédients, tu prend un récipient et tu y écrases à la fourchette, tes maquereaux, auxquels tu adjoindra une giclée ou deux ou trois de citron, un peu de tabasco selon ton plaisir, des herbes selon ce que tu aimes, des échalottes émincés dans un petit ustensile qui coupe tout ou délicatement émincées par tes bons soins.....
tu mélange bien le tout jusqu'à obtenir un mélange qui te rappelle les rillettes du Mans, sauf qu'on Ment car c'est pas des rillettes du Mans justement, sauf si tu habites au Mans quand tu les fais alors là, on peut pas dire !
Tu met ta préparation dans un petit récipiant allant au réfrigérateur, tu l'y laisses le temps qu'il faut pour que ce soit bien frais....
et tu dégustes à l'apéritif sur des petites tartines réalisés dans une bonne baguette de campagne de la boulangerie sise rue de la Libération ici, dans mon bled.....
et alors, et alors, et alors.... c'est bon.... et pas chaud...
pour accompagner, je te conseille un Khyr breton : du cassis ou de la mûre, avec du cidre au lieu du muscadet et c'est fort bon ma foi, fort bon....
Bonne dégustâtion !

0 Rond-Points IV

Celui-là, il est quand même génial.... pas loin d'un magasin de sport.....
au début des vacances....
des crayons plantés dans la terre.... malin non.....


5 Ronds-points III

Celui là est classe, n'es-tu pas d'accord ?
Demain tu seras un peu frustré(e) car je ne t'en ferais pas montrer... na na na na nèèèère
mais 3615 j'en ai d'autres
Tu sais que je prend des risques pour prendre ces admirables, remarquables, extraordinaires, photos...je gare polette n'importe où, ou pas, des fois je prend en conduisant...
on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, c'pas ?
les blogs ça nous fait bien faire n'importe quoi ! m'enfin, m'enfin, m'enfin
Et que le vaste monde poursuive sa course folle !
Cormac Mc Carthy - La route