Il suivait son idée, c'était une idée fixe et il s'étonnait de ne pas avancer.
Jacques Prévert

2 C'était sympa......

Ah ben ça alors.... je croyais avoir mis ce message en brouillon.... bon ben il est là... donc j'assume mon acte manqué...je voulais rédiger autrement.... !
L'autre jour, avec la petite nous sommes allés lécher les vitrines de la galerie marchande, c'était sympa
..... ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion d'en faire du lèche vitrines..... depuis plus d'un an maintenant.... et je suis assez contente de mon coup !
Bon évidemment, ça a été un peu acrobatique..... du fauteuil à la voiture ça va.... ..... mais sur le parking.... une autre histoire :
- d'abord sortir le fauteuil de l'intérieur de Polette.... déjà pour le rentrer il avait fallu tirer par l'autre côté mais on s'en était sorti... et il y avait deux mains de plus si besoin....
- puis il a fallu que la petite passe du fauteuil de la voiture à son fauteuil qui est plus haut que le fauteuil de la voiture.... il faut bien calculer l'espace entre les deux.... surtout, surtout bien mettre les freins.... et puis aider la petite.... c'est qu'elle fait son poid cette coquine..... bon alors on a un peu rigolé car elle s'est retrouvé dans une position pas trés confortable un peu de travers, un peu avachie... mais pas par terre ouf ! ouf ! ouf !... finalement en peu de temps bien installée
- et hop la galerie.... ses 84 boutiques, des fringues, des fringues, des fringues, des chaussures, des fringues, des chaussures, un coiffeur, des trucs de cuisine, 'core des chaussures, un autre coiffeur, des fringues, une cafétéria, des bistrots, un quick, des fringues, un pressing, une boulangerie......des bijoux, des fringues, des banques, des bijoux, ça l'intéressait bien les bijoux....des distributeurs, un super marché.... pour la prochaine fois le super marché.....et puis une pharmacie.... et une autre, et des sacs... bon on reviendra...... là on juste "regarde", la prochaine fois on achète....
- Rebelote dans l'autre sens !!!! du fauteuil à la voiture OK...
- Le fauteuil dans la voiture... plus compliqué... mais on force.... et rien ne me résiste.... non non... - et hop la maison.... de la voiture au fauteuil.... et hop c''est fait..... impec'
et puis elle dit à son jeune fils:
on est allé.. dans la galarie...ga-le-r-rie mar-chandis-mar-chan-de de beau--liou... beau-lieu
on est allé dans la galerie marchande de beaulieu !!!! elle l'a dit super.....
elle avait dit aussi : ça c'est une poèle à oeuf dans la boutique de cuisine... si... si..
Je vous dis, la petite, c'est une femme à poêle, non pardon, une femme au poil !

1 La première fois (ter)

Pareil pour celui là... je le croyais en brouillon.... tant pis ça reste !

La première fois que j'ai vu ma môman s'épiler les sourcils, je lui ai dis "oh môman, pourquoi t'enlèves tes pétales ?"

La première fois que j'ai vu ma môman piquer son roti avec des gousses d'ail, je lui ai dis "oh môman, pourquoi tu mets des suppositoires à ton roti ?"

La première fois que la moyenne a connu le cadeau que ma môman ferait à la sienne pour la fête des mômans, c'était un beurrier, "tu ne lui dis pas ce que c'est"dit la môman....alors, la moyenne a dit : "tu sais grand mère, ton cadeau, c'est un secret pour mettre le beurre"....

La première fois que j'ai passé mon permis de conduire, je ne savais pas ce ne serait pas la dernière !!!! la deuxième fois non plus, ni la troisième, ni la quatrième, ni la cinquième, ni la... ni la.... oui oui, je l'ai eu, t'inquiètes et même qu'on ma dit : "oh la la si tout le monde conduisait comme vous qu'est-ce que ce serait bien...pour une première fois" Ce que ce gentil inspecteur ne savait pas.... c'est que j'avais fait une longue pause.... et tout repris à zéro.... quelques-s-s- temps -s-s après -s-s

La première fois que j'ai eu une montre, c'était un cadeau de ma tante, ma marraine .... elle rentrait au couvent et se détachait de tout bien matériel... seulement elle en est ressortie peu de temps après et j'ai du lui rendre la montre.... dégueulasse... moi je dis "donner c'est donner reprendre c'est voler"

La première fois que j'ai été enceinte, c'est ma grande soeur que j'ai prévenue en premier, après mon mec bien sûr.... la deuxième fois aussi....

12 La rue !

Cette fois ci, pour le dernier défi VirginieB nous met à la rue !

Première idée UTRILLO, j'ai toujours adoré ses perspectives, ses rues peintes qui satisfont mon regard !
va savoir pourquoi, j'aime ces lignes qui nous emmènent on ne sait où....



Mais, je vais aussi te faire profiter de mes chefs-d'oeuvre de photos prises n'importe comment ...c'est ma ville, le quartier du Bouffay, quartier piétonnier de Nantes..... pas désagréable... ici ça vit beaucoup....
Quoi, on ne dirait pas ? Cest que les nantais aiment bien rester chez eux.... faut pas trop se bouger des fois qu'on rencontrerait du monde !!!!! je crois que tout le monde doit être en train de manger.....





Ah si quand même ! il y a un péquin...
tu vois bien que ça bouge ici ! Il a du finir son dessert.... ce ne sont que des rues à bistrot... donc les nénettes ne sont pas loin, mais pas là......

ci-là : Toujours Maurice Utrillo et ses rues calmes et paisibles !


Mais hélas, il y a aussi ça !

Devant la Bourse du travail à Paris........

(photo prise dans libé-sur le net ce 25 Juin)

17 Lecture, lecture, lecture......

Un nouveau défi par VirginieB


Quoi donc lire cet été ?

ben tout ça, à gauche....
et tu auras un compte rendu à la rentrée à moins que je me laisse tenter par,

OU ALORS :

tout ça.... au centre, des idées de déco, changer un peu mon univers qui vieillit avec moi.... peut être....


Parce que si je veux être sérieuse ça fait
plus de 50 centimètres de lecture, c'est
un peu beaucoup non ?

Je te donne la liste dans le désordre :

-Levieux qui lisait des romans d'amour par Luis Sepulveda (relecture)
-Qu'ai-je donc fait par Jean d'Ormesson (j'aime ses yeux et sa façon de vieillir)
-Petit traité d'histoire des religions par Frédéric L enoir (on se bat tellement partout à cause de ça !)

-L'anthropologie de Levi-Strauss et la psychanalyse. D'une structure à l'autre (pour frimer, ça t'en bouche un coin ! coin coin !)
-Le journal d'un condamné par Victor Hugo (no comment)
- Orgueil et préjugé par Jane Austen (connait pas cet auteuse et en entend parler partout, donc pour me faire une idée)

- Quelqu'un d'autre de Tonino Benacquista (relecture, sympa, je te le conseille pour l'été)
- Ritournelle de la faim par Jean-Marie-Gustave Le Clézio (j'aime son prénom)
- Fables par Jean de la Fontaine (pour étancher ma soif)
- Le portrait de Dorian Gray par Oscar Wilde (j'suis snobe)

C'est beaucoup ? non........ si ? non...... si ? euh.....
Mais j'y arriverai, foi de ckkv......

12 C'est fleur bleue, c'est fleur bleue !

(ci-contre les arbres bleus de Nantes)


Fleur bleue
Charles Trenet



Un doux parfum qu'on respire
C'est fleur bleue
Un regard qui vous attire
C'est fleur bleue
Des mots difficiles à dire
C'est fleur bleue
C'est fleur bleue
Une chanson qu'on fredonne


C'est fleur bleue
Un jeune amour qui se donne
Deux grands yeux qui s'abandonnent
C'est fleur bleue
On envoie des pneumatiques
A fleur bleue
Les dimanches sont poétiques
Tout fleur bleue
On se met du cosmétique
(photo pris le week de la pentecôte....
Ré.... avec un télépone et en roulant !)
Dans les cheveux,
Mais soudain le cœur bat vite
Ah, mon Dieu :
La voilà c'est la petite
L'air joyeux
Oui, fleurs bleues

(photo d'un bouquet de fête des mères un peu photochopée.... chut)

C'EST FLEUR BLEUE !!!

20 Le verre de l'été dans le vert de tes yeux

Concours VirginieB




Allez viens boire un p'tit coup à la maison !
Y a des radis, du fromage, du saucisson !
Du pastis et puis un khyr breton !
Viens donc le boire ce p'tit coup à la maison.....

Un apéro d'été.......

15 C'est l'été.

Concours VirginieB

Heure : 12 h. 58
Jour : Monday 22
Température intérieure : 25.3°
Humidité : 41 % - confort :-)
A venir : Soleil
Pression atmosphérique : 1027 hpa
Pression : stable
Température extérieure 28°
En espérant que cette belle image de l'été me fera gagner évidemment.

2 Semaine du 22 Juin au 29 juin 2009


Aujourd'hui : RIEN

Le Roi parle devant les sinistres et les parlementeurs.

C'est un jour où nous devons respecter sa parole.

Donc, ici tu n'auras rien d'autre, car je te prie de prêter ton oreille au "poste" et d'écouter religieusement ce que l'avenir te réserve ou pas.
Il faudra peut être que tu te recouches, que tu ne te lèves pas, que tu restes dans ton lit ou que tu dormes plus longtemps.

Une anecdote quand même ne soyons pas radin.

Imagines toi au petit matin tu dors encore, l'oreiller dans les bras, tu rêves que tu es menée en bateau, tu regardes l'heure 6 h ! encore je peux buller tu te dis dans ton toi profond ! c'est génial penses tu, tu savoures ces heures données !...
.....quand surgit ton Julot qui te demandes :
- Eh Oh bibiche, t'as pas vu mes CHAUSSETTES
- Quoi tes CHAUSSETTES, mais t'es dingue, on est dimanche, qu'est-ce que tu me demandes des CHAUSSETTES à 6 h. du matin !!!!!
- Bah ça va pas, me dit Julot on est lundi....
- Arrête de plaisanter je sais bien qu'on est DIMANCHE quand même, je ne me trompe jamais.....
mais je lui ai trouvé quand même ses CHAUSSETTES
Moralité : le pauvre est parti travailler, ce matin lundi 22 Juin.... on est bien dimanche ?
BALADAR te manque ?

Ne sois pas triste.... je vais te mitonner des petits trucs sympa afin que durant mon absence.... pas tout de suite, je te RASSURE... donc afin que pendant ma vacuité.... tu ne t'ennuies pas !!!!!

je cherche, je cherche, je cherche..... mais je veux t'offir de la qualité.....
  • Allo docteur ? Ici c'est la noiraude, je voudrais parler au vétérinaire.....
  • Qu'est-ce qu'il y a encore le noiraude ?
  • Docteur, faut que je parte en vacances dans un mois... et quelques et je voudrais que mes amis de la blogo puissent se cultiver pendant tout ce temps
  • C'est gentil ça la noiraude de penser à eux... mais ne crois tu pas que eux aussi seront en wacancs..
  • Ah oui docteur mais pas forcément en même temps que moi et tu savez docteur quand on est addict on est addict
  • Que dis tu la noiraude ? tu ne peux pas te passer de la blogo ?
  • Ah docteur, j'ai un peu honte, j'essaie mais j'arrive point.....
  • Fais un petit effort la noiraude...
  • Oui oui, je sais, mais aussi Docteur pourquoi qu'il y en a qui ont plus de lecteurs que moi ?
  • Ah ben la noiraude, je sais pas.... sans doute qu'ils ont plus d'amis...
  • Ah oui, et comment on se fait des amis docteur ?
  • Ah ça la noiraude, tu vois... mais je crois qu'il faudrait être moins vache...
  • Moins vache ? mais je deviens quoi alors ?

7 La rédac du 15 Juin.....

La consigne est d'utiliser les mots suivants :
IDEAL = idéal- VALISE = valise- TELEVISION = télévision- URGENCE = urgence- TABLEAU = tableau- ANIMAL = animal- PLACARD = placard- BIBLIOTHEQUE = bibliothèque- PIPE = pipe


Dans son cockpit il repensait à la journée qui venait de se dérouler, la nav' avait été assez hard, aussi c'est avec un plaisir non dissimulée qu'il tirait des bouffées de sa pipe après avoir dégûsté quelques bons fruits de mer arrosés d'un peu de muscadet.... il était content, tout le monde avait bien réagit, et même le petit n'avait pas été malade. Il faut dire que le temps était de la partie et que les conditions étaient vraiment réunies pour que la traversée se passe le mieux possible. C'était vraiment l'idéal....Même Elle n'avait pas rechigné a venir avec eux.... pour une fois elle n'avait pas fait de manières, laissé de côté ses mèches qui se rebellaient et sans maquillage elle lui plaisait beaucoup. Il se disait qu'il n'y avait pas urgence qu'il arriverait bien a lui parler, à lui dire la vérité, cette vérité qui disait qu'il ne pouvait plus se passer d'elle, que chez lui il y avait beaucoup de place dans le placard pour qu'elle puisse y ranger toute sa garde robes et plus encore...
Depuis ces années qu'ils se fréquentaient tous les deux, les obstacles qu'ils avaient rencontrés, qui les avaient séparés et ces évènements tristes ou joyeux qu'ils avaient partagés qui les avaient fait se rapprocher encore davantage.... au point que lui qui s'était juré de ne plus se laisser passer la corde au cou... Lui qui depuis son divorce vivait en reclus, travaillant sans cesse, il faut dire que le travail l'avait bien aidé à passer ce cap difficile. Durant cette période de remous, sa seule distraction fut la télévision....lui, que ses proches appelait "l'intellectuel" n'aurait jamais pensé pouvoir suivre avec intérêt les épisodes de ces séries insipides qui se déroulaient chaque soir, ces émissions de télé-réalité à la limite de l'obscénité, ces déballages de vie intime étalée sur la voie publique.... et pourtant....ça le distrayait, lui permettait d'oublier un peu sa solitude... le malheur des autres le rassuraient, le consolaient de sa vie si terne et si vide.....jusqu'à ce que....
Un soir, sans réfléchir, il a voulu tout plaqué, il a fait sa valise et s'est retrouvé sans savoir pourquoi ni comment dans cette si belle région où il avait tant de souvenirs... les vieux amis, les premiers amours, les premières déceptions... par hasard Elle était là elle aussi.... il l'a retrouvé dans la bibliothèque du village, il faut dire que dans une petit bourgade comme celle-ci, où il n'y a pas de médiathèque.... on a du mal a ne pas rencontrer quelques têtes connues.... mais là, vraiment il ne s'y attendait pas et sa surprise fut si grande qu'il ne put s'empêcher de l'inviter à dîner et comme il y a eu affinité... il y a eu plus... et ils en étaient là maintenant... tous les deux... et l'enfant... cela faisait quelques années maintenant....
Dans son cockpit, sous ce ciel étoilé, il se disait qu'il était vraiment un petit veinard..... et que c'était décidé, dès demain matin il lui parlerait....
Il voyait déjà le tableau, ce serait au saut du lit. Il la voyait déjà s'attachant les cheveux avec sa grâce habituelle ; elle avait pour habitude de prendre sa crinière a deux mains et par un légère torsion elle les chignonait sur le dessus du crâne ce qui lui donnait, dès le reveil, une allure de reine.. sans aucun doute elle serait vêtue de sa chemise à lui, sa préférée... la rose framboise qu'il s'était offert un soir de cafard et qu'elle s'était appropriée chaque fois qu'elle venait passer un moment.... un tendre moment.... là il l'enlacerait tendrement et le lui chuchoterait doucement, à l'oreille....
Sa nouvelle vie il la voyait très bien, Elle, Lui, l'enfant.... et lui qui n'avait jamais, au grand jamais su s'en occuper.... lui que ça dérangeait tant.... que l'on griffe ses fauteuils, que l'on se fasse les dents sur les meubles.... que l'on saute partout.... sa décision était prise, irrévocable....il ferait ce sacrifice ultime, oui, l'animal aussi aurait sa place.....il aurait même un endroit réservé, devant la cheminée.....
Et déjà il était partie dans une autre rêverie.... les soirées d'hiver au coin du feu.... l'enfant qui grandit.... qui s'éloigne... qui s'émancipe... et eux qui vieillissent.... qui ont un peu plus de mal a entrer dans le cockpit.... elle qui tricote, lui qui bouquine, elle qui bouquine, lui qui bricole.... ce serait bien sympa......
C'est décidé... demain, il s'habillera bien, il n'est pas trop de soins pour aller dire je t'aime.....



Et nos amis des blogs, leur idéal devant la télévision, ou aux urgences, ont-ils bien rangé leur placard ? vidé les valises.. soigné l'animal......


1/ckankonvaou;2/Avec nous en Floride...;4/Le blog de Laetitia Beranger;5/Le blog d'Orchidee;6/D'Athènes à Montréal;7/En direct des iles;8/Zürichardie;9/Il était une fois dans le sud...;10/le Denis Blog;11/Le blog de hibiscus;12/tranche de vie;14/good.mood;15/mouton.bergerie;16/une parisienne à Athènes;17/Lodi;18/Gazou;19/Sur les traces du chevalier ours;20/Betty looo-les cornus;21/Le chat qui; 22/Sylvie; 23/Aurélie ;24/magicbus

2 En passant....





Et bien CA ME FOUT LES BOULES !!!!


Sinon, je suis en train de lire un livre alors là... c'est vraiment ce que j'aime..... on ne sait pas où on est.... entre Kafka et Kundera.... j'en parle bientôt dans mon autre blog Téôyasmin disons bientôt......Bon je vais m'acheter un maillot de bain parce que y'en a marre..... ça ira aussi bien sous la pluie qu'au soleil. C'est tout ce que j'ai à dire pour aujourd'hui... à 12 heures pile, si blogger le veut bien tu auras ma rédac du mois..... et j'espère avoir une bonne note !

0 Les derniers jours d'un condamné

A revoir - Brouillon

Six semaines, cela fait six semaines qu'Il est dans sa cellule, attendre, ne rien espérer sinon que le temps s'arrête où qu'il passe plus vite pour que cela n'arrive pas ou que tout soit déjà terminé.
Depuis tout ce temps il ne peut se libérer de cette pensée après le verdict fatal :

'Condamné à mort !... Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée. Toujours seul avec elle... Toujours glacé par sa présence... Elle m'obsède éveillé, épie mon sommeil... Et reparaît dans mes rêves... Je viens de m'éveiller en sursaut en me disant 'ce n'est pas en rêve'... Eh bien avant même d'avoir entrouvert les yeux pour vérifier que ce n'en était pas un, je l'ai entendue : condamné à mort !'

Condamnés à mourir tous les hommes le sont. Mais lui connait a peu près le jour et l'heure, ce qui est une souffrance encore plus grande. Qu'annoncent chaque pas entendu derrière la porte, chaque tour de clé, chaque visite ?

Victor Hugo nous fait pénétrer dans les pensées obsédantes de cet être condamné à mort. Il ne donne pas les raisons de cette condamnation. Il s'agit d'un crime, le condamné a du sang sur les mains, c'est tout ce que nous savons de la cause de cette condamnation.

Il laisse une femme, une enfant de trois ans qu'il n'a pa revu depuis un an et qui vient ce jour fatidique lui rendre visite. Pour elle, il est un Monsieur, son père est déjà mort, c'est sa mère qui lui a dit. Le voilà désormais sans aucune affection à laquelle se rattacher.

C'est un homme seul, sans contact aucun avec l'extérieur. Uniquement avec un prisonnier qui va prendre sa place et attendre son tour, avec le gardien de cellule, avec le prêtre. On se laisse à penser à un moment qu'il pourrait échanger sa place avec les uns ou les autres, mais non, ce doit être mon fantasme.

Seul le bourreau semble avoir un peu de délicatesse, ne pas lui faire mal en lui enfilant la camisole, en coupant le col de la chemise la seule chose qu'il posséde encore.

Victor Hugo a voulu là, faire un plaidoyer contre la peine de mort. Je ne sais pourquoi, j'ai eu du mal a éprouver une quelconque émotion. Sans doute n'est-ce pas une lecture d'été.

7 Cadeau d'anniversaire blog d'AngelitaM

Matinale elle a déjà fait le tour de la presse. Elle est indignée. Tous ces gens qui sont laissés à l’abandon, les sans papiers que l’on maltraite, les entreprises qui licencient au bénéfice des actionnaires, les programmes scolaires que l’on bouleverse et les élèves qui son inquiets, le disent haut et fort et dont on néglige l’avis ; ce sont pourtant eux les citoyens de demain ! la précarité qui ne cessent de s’accroître… peut être la seule chose qui augmente en cette période de crise si mal gérée…et voilà en plus qu’on équipe les policiers de Taser… ce truc dangereux . Elle n’est pas contente, elle est en colère, mais en colère !!!
Et ce petit sarkoléon qui s’agite, qui s’agite !!!. Vraiment c’est mal parti et combien de temps cela va durer… peut être encore au moins huit ans, si ça se trouve… tout le monde râle mais personne ne propose rien…
Ah ! si elle pouvait changer tout ça….quel avenir pour la petite qui va bientôt entrer en 3ème, déjà ! Comme le temps passe… et en juillet son anniversaire… 14 ans bientôt ! où sont les siens !
Et elle, la quarantaine ! Mon Dieu elle n’a pas vu le temps passer..
D’ailleurs, elle ne fait pas son âge… son style un peu bohème, lui va si bien. Elle n’a pas envie d’en changer….un peu frimeuse malgré tout… son enseigne porte deux C…. Evidemment, elle aimerait que ce soit les deux C de Chanel…. Le style coco la fait rêver…. Mais elle ne se sent pas assez bourgeoise pour porter ces vêtements là…. d’ailleurs comment pourrait-elle s’occuper de ses affaires habiller avec ces luxueux vêtement… Finalement, elle adopte la simplicité et l’originalité de cop’copine… elle se sent bien vêtue ainsi… même parfois sa fille lui pique ses fringues ! C’est de bonne guerre…. Lui ressemble-t-elle vraiment la chair de sa chair ?
Elle si brune a la peau si claire…..obligée de se cacher du soleil qui lui joue de mauvais tour…. Une brune qui attrape des coups de soleil, il n’y en a qu’une, c’est elle… Elle se distingue forcément, elle se distingue…. Ça l’ennuie bien quand elle va soutenir ses petits joueurs préférés…. Ah l’équipe de rugby de Clermont Ferrand !!! depuis le temps qu’elle la soutient, elle finira bien par l’avoir son bouclier de Brénus !!! Mais non…. Pour la dixième fois ils restent seconds !!! Bon ce qui est positif la dedans c’est qu’ils peuvent espérer encore avoir le titre de champion, car s’ils l’avaient ils pourraient le perdre… ça donne encore plus de piment aux prochaines saisons !!!! Mais quand même elle aimerait bien les voir gagner…. Ce sont vraiment les meilleurs !!! et puis zut, son mec ne soutient pas la même équipe….elle voudrait bien …rien que pour le faire bisquer !
Bon assez rêvé AM, il serait temps d’aller faire un tour sur la blogo… la journée va s’écouler si rapidement que tu n’auras pas eu le temps d’aller te régaler sur tes blogs préférés… et puis il faut que tu tiennes ton pari… et tu le fais bien ! Ta passion tu la partages et il te faut repérer les critiques que tu pourras mettre en ligne sur jelistulisellelit ! cette idée là tu en es assez fière, bien sûr tu n’es pas la seule à faire vivre ce site, mais tu le fais avec ardeur, amour et compétence….
Si les journées pouvaient avoir plus de 24 heures comme ça t’arrangerait, tu pourrais consacrer plus de temps à feuilleter les albums de mode, Thierry Mugler… les parfums que tu adores… tu vas même jusqu’à lire des livres parfumés, c’est dire !!!! ah oui, il y a aussi les chevaux…… tu aimes trop de choses ….. tu n’es pas prête de t’ennuyer dis donc !!!!! et ton rêve d'avoir une grande maison.... aurais-tu le temps de profiter de tout... gourmande de la vie que tu es !
Déjà juin, bientôt les vacances…tu te remémores, Vienne, Pise, Florence….c’était bien….tu connais un peu l’Espagne, mais l’Italie t’a séduite ! Que feras-tu cette année…. L'Australie, pays de tes rêves ?
J’espère que tu nous le diras bientôt……

»

1 Lecture qui fait se gondoler.... Georges Perec

J'ai acheté ce petit truc pour lire dans le train.... mais je n'ai pas pu tellement je rigolais à chaque ligne........Un extrait...... rien à dire de plus ... J'ai envie de te faire partager ça mais tu connais sans doute ou peut-être !


DEMONSTRATION EXPERIMENTALED'UNE ORGANISATION TOMATO TOPIQUE CHEZ LA CANTATRICE



Comme l'ont observé à la fin du siècle dernier, Marks et Spencer (1899), donnant les premiers à cette réaction le nom de réaction yellante (ou de hurlement) (Yelling reaction - YR -), les effets frappants du jeter de tomates sur les Sopranos ont été décrits de façon extensive. Quoique de nombreuses etudes comportementales (Zeeg et Puss, 1931, Roux et Combaluzier 1932; Sinon et al 1948), pathologiques (Hun et Deu, 1960), comparatives (Karybb et Scyla, 1973) et de suivi contrôlé (Else et Vire, 1974) aient permis une description valable de ces réactions typiques, les données neuroanatomiques, aussi bien que neurophysiologiques sont, en dépit de leur nombre, étonnamment déroutantes. Dans leur démonstration désormais classique de la fin des années 1920, Chou and Lai (1927, a, b, c, 1928 a, b, 1929, a, 1930) ont exclu l'hypothése d'un pur réflexe nociceptif facio-facial, hypothèse avancée depuis de longues années par nombre d'auteurs (Mace et Doyne, 1912, Payre et Tairnelle, 1916, Sornette et Billevaysé, 1925).[...]

Préparation

Les expérimentations ont porté sur 107 Sopranos femelles en bonne santé (Cantatrix Sopraorca L) fournies par le Conservatoire national de Musique et pesant de 94 à 124 kg (poids moyen 101 kg). L'anesthésie à l’halothane a été utilisée au cours de la trachéotomie de la fixation dans la Horsley-Clarke, et les principales procèdures operatives. De la procaïne a 5 % a été injectée dans 1es zones et points de pression cutanés. Les animaux ont alors été immobilisés au triéthyiodide de gallamine (40 mg/kg/hr) et la normocapnie a été maintenue par voie de ventilation artificielle appropriée.[...]

Stimulation

Les tomates (Tomato rungisia vulgaris) étaient lancées par un lanceur de tomates automatique (Wait and See, 1972) contrôlé par un ordinateur de laboratoire multi-fonctions (DID/ 92/ 85/P/331) aligné en série. Des jeters répétitifs autorisèrent jusqu'à 9 projections par seconde, reproduisant ainsi les conditions physiologiques rencontrées sur scène par les Sopranos et autres chanteurs (Tebaldi, 1953). [...] Des expériences de contrôle ont été réalisées à l' aide d'autres projectiles, comme des trognons de pomme, des morceaux de choux, des chapeaux, des roses, des citrouilles, des balles de fusil et du ketchup (Heinz, 1952)

L'enregistrement

L’activité élémentaire était enregistrée grâce à des semi-macroélectrodes de verre au tungstène placées « au-petit-bonheur » *, suivant la méthode de Zyszytrakyczyvvsz - Sekräwskiwcz (1974). L’identification des pointes a été réalisée par contrôle audio chaque fois qu'une décharge élémentaire était perçue, elle etait soigneusement photographiée, enregistrée, transmise sur un monographe, puis, après intégration, sur un polygraphe. L'évaluation statistique des résultats a été réalisée grâce à un algorithme de type tennis (Wimbledon, 1974), c'est-à-dire qu'à chaque fois qu'une structure réagissait en vue d un gain du jeu, elle était identifiée comme de type YR.

Histologie

A la fin des expérimentation, les Sopranos ont étés perfusées à l’huile d’olive, à une solution de GlennFiddish à 10 %, et imcubées à 421 °C dans du jus d’orange à 15 % durant 47 jours. Des sections congelées non tachées de 2 cm, ont été montees sur sorbet à la delta-fraise et observées à la lumière sous microscope.[...]

Des explorations stéréotaxiques de cerveaux devant le jeter de tomates ont montré que la plupart des aires répondent différemment à la stimulation tomatotopique. Comme on peut le voir au tableau un, où sont récapitulées les résultats, trois (3) aires distinctes donnent des réponses définies, sans ambiguïté et constantes : le nucleus anterior reticularis thalami pars lateralis (NART pl), ou le noyau de Pesch (Pesch. 1876; Poissy, 1 880; Jeanpace et Desmeyeurs, 1932), la portion antérieure du tractus lequminosus (patl) se trouvant 3,5 mm au-dessus de l'obex, et 4 mm à droite du tentorium et de la partie dorsale de ce qu'on appelle le « musical sulcus » (cqoa MS) de l'hémisphère gauche (Donen et Kelly, 1956). Il est intéressant de noter que, si l'hémisphère droite a été délaissce, on a gardé pour l’analyse l'hémisphère gauche de manière adroite.[...]

On a montré ci-dessus que le jeter de tomates provoque, avec quelques autres réactions moteur, visuelles, végétatives et comportementales, des réponses neuronales dans trois régions cérébrales distinctes : le nucleus anterior réticular thalami pars lateralis (NART pl), la portion antérieure du tractus leguminosus (pa TL), et part dorsale de ce qu'on appelle le musical sulcus (cqoa MS). Comme souligné par Chou and Lai ( 1929 b), Lai and Chou {1931, a, b) et Unsofort et Tchetera (1972), I'organisation de l'YR ne peut être simplement réduite à un réflexe oligosynaptique facio-facial nociceptif qui avait été transmis dans les fascia leguminosa des Vle laminations des quadrants ventraux des chemins ascendants paleospino-rubro-hurlo-tectocerebello-nigrostriatal tomatonergiques. [...] Bien que des preuves expérimentales décisives fassent encore défaut, et que de nouvelles séries d'expérimentations soient necessaires avant l'élucidation compléte de la YR , il semble, logique d'avancer que les argument, énoncés ci-dessus ainsi que les résultats expérimentaux décrits dans nos travaux, permettent de soutenir l'hypothèse d'une organisation semi-linéaire multistable, multiconnectée, réseau-réaction de la YR, dont une approche de modèle anatomique peut ainsi être proposé (fig 4).Ces travaux ont été soutenus par les subventions du Syndicat régional des producteurs de fruits et légumes, I'Association francaise des amateurs d'art Iyrique (AFAAL) et la Fédération internationale des dactylo-bibliographes (FIDB).L'auteur tient à manifester sa gratitude à J. Chandelier, M. de Miroschedji et H. Gautier pour leurs critiques fructueuses et leurs brillants conseils.

La bibliographie est très sérieuse, je donne des exemples de savants super scientifiques :
Attou et Ratathou ; Alka-Seltzer ; Balalaïka ; Dendritt & Haxon ; Harvar & Merci : Mace & Doine.......
Perec, Georges, "Cantatrix sopranica et autres essais scientifiques", Le seuil, Paris, Janvier 2003
Maintenant c'est toi qui vois si tu veux rigoler .... ou pas !

6 Prime

Hello !



Tu as aimé BALADAR ?


Ceci à gauche était pas mal aussi !!!!

Si tu en fais trop et qu'il en reste tu les conserve quelques jours dans de l'alu.... mais pas trop longtemps car ça ramollit un peu et c'est moins frais, forcément !

Ceux-là étaient merveilleusement bons....
Je te laisse "saliver".... et je te dis à bientôt.....
peut être pour un autre aventure style BALADAR ?

Non .... bon on verra alors !!!!!

0 Baladar par Jacques prévert..VII... déjà fini !!!!

A chaque coup de tête, les yeux du garde-chiourme se transforment en ampoules électriques s'allumant et s'éteignant alternativement.
Le phare, au loin, croyant apercevoir un confrère, salue en enlevant son chapeau dont le bord est formé par le garde-fou auquel se cramponne désespérément le gardien du phare en poussant de petits cris plaintifs comme les gens dans les balançoires.
Une raie d'une grande élégance s'incline devant la sirène et sort sa montre de sa poche.
La montre fait "psst" et la chaîne qui retenait prisonniers les captifs rejoint la montre avec empressement, puis le gilet de la raie.
Délivrée, la sirène pousse un cri de révolte, BALADAR appelle au secours....
....et l'émeute commence.
Le poisson marteau, protégé par les seiches jetant des nuages d'encre, enfonce la porte de la sardinerie.
La pieuvre attrape les gardes-chiourme au lasso.
Deux ou trois sardines infirmières soignent les blessés, ceux qui ont été malencontreusement atteints par l'encre des seiches sont ranimés à coups de tampon buvard et reprennent leurs couleurs primitives.
A l'intérieur de la sardinerie, les homards se servant de leurs pinces comme d'un ouvre-boîte délivrent leur petite famille. La pieuvre arrachant au geôlier les clefs des boîtes de sardines, ouvre celles-ci en un tour de tentacules.
Choeur des sardines, des harengs et des homards délivrés, interrompu par une cavalcade. Ils se précipitent aux fenêtres.
Dehors, la force publique s'enfuit, guidée par BALADAR père épouvanté et cramponné à la crinière d'un gendarme bovin.

Le poisson volant
réquisitionne une anguille et se jette à sa poursuite.
Il les survole, il les dépasse et voletant autour du phare il prend l'anguille et en joue comme d'une flûte.
Le phare, qui n'était autre que le serpent de mer (on aurait dû s'en douter) dodeline de la tête charmé et sortant de l'au avec un bruit épouvantable, suit le poisson volant et, rejoigant les fugitifs, avale avec une grande satisfaction BALADAR père et la maréchaussée, crache les éperons et rentre dans la mer avec un grand floc.




F I N
Baladar in "La cinquième saison"
par Jacques Prévert
Edition Gallimard "Le point du jour"

1 Sosie.... Concours de VirginieB

Christelle - Julia



Julia - Christelle - Julia - Christelle

Laquelle est la plus jolie, Julia Roberts ou Christelle Pineau journaliste à FR3 Pays de Loire ?

0 Baladar par Jacques Prévert - VI et fin ? ben non....

Chaque fois que l'oeuf touché se brise, un autre poisson volant en sort qui pond un autre oeuf d'où sort un poisson volant qui pond un oeuf, d'où ... etc.
Véritable petit feu d'artifice, et ballet des baleines venues assister à la fête.
Au comble de la joie BALADAR brise son fusil - crac-, enlace tendrement


la sirène, attrape le poisson volant et le plume comme on effeuille une marguerite.
Le malheureux animal dévoué et résigné répète d'une voix monotone et singulière :
"Un peu, beaucoup, passionnément."
Ils arrivent ainsi au village natal où la baleine le dépose sur le rivage
Enthousiasme des binious et des poissons.
Le soir à leur balcon
La sirène chante et tout le village vient l'écouter.
Un spectateur sourd monte sur un chat, lui pince la queue, le chat fait le gros dos et le spectateur dur d'oreille est à la hauteur du balcon.
Légèrement déplumé, le poisson volant joue aux cartes avec la pieuvre, il perd : elle a trop d'atouts en mains.
La nuit tombe et tel un bateau pirate, le navire arrive à son tour et le père BALADAR débarque avec deux personnages patibulaires, coiffés de képis portant des petits trous pour laisser passer leurs cornes (sortes de gendarmes ruminants). Ils entrent la nuit dans la maison et parlent à voix basse.
Caché dans une lessiveuse, le poisson volant passe la tête et prête l'oreille.
La nuit.
Les trois sinistres individus s'emparent de la sirène et de BALADAR.
Bousculade (au nom de la loi).
Très tôt le matin, la malheureuse sirène attachée dans le grenier de la sardinerie, dont les portes sont grandes ouvertes, est terrorisée par le père BALADAR qui la force à chanter.
Elle chante. Elle hurle.
Tous les poissons se lèvent et charmés prennent leur casquette et courent à la sardinerie.
A peine entrés, la porte se referme derrière eux et les gardes-chiourmes se précipitent et les enferment dans les boîtes de sardines.
D'autres malheureux sont contraints de fabriquer des filets de pêche, des hameçons ou des peignes avec les écailles des pauvres
tortues de mer qui grelottent de froid sans leur carapace.
Assis devant la porte de la sardinerie le père BALADAR fume un gros cigare avec béatitude.
Dans une guérite un garde-chiourme.
Passe un enterrement.
C'est l'enterrement d'une sardine (petit corbillard de fer-blanc). Derrière le corbilland, trainé par deux hippocampes, un biniou joue un air funèbre, vient ensuite la famille en grand deuil.
Ricanement formidable du père BALADAR qui envoie par dérision deux couronnes de fumée qui vont se fixer derrière le corbillard.
Indignation des poissons.
La pieuvre sort de sa niche, rend son tablier au père BALADAR et se retire avec dignité.
L'enterrement continue son cemin et gravit une petite pente, les hippocampes sont fatigués, le mort sort de sa boîte et pousse le corbillard avec complaisance. La famille applaudit.
Chez les poissons la révolte gronde.
Le père BALADAR se barricade et demande du renfort.
Arrivée de la force armée : quadrupèdes cornus.
Toujours captive, la sirène surveillée par un garde-chiourme regarde tristement BALADAR attaché au mur par une grosse chaîne.
Dehors petit sifflement.
Le garde-chiourme passe la tête à travers les barreaux ; le poisson volant lui fait un noeud avec les cornes. Arrivée d'un poisson torpille (gymnote) qui lui donne des coups de tête.

0 Le sais tu ?

Sais-tu que les Fidjiens, prononcent dans un certain nombre de situations la phrase suivante :

"Ma mi la pa ni pa ta pa"

Cette holophrase est prononcée dans la situations suivante : "deux personnes, chacune regardant l'autre, espérant chacune de l'autre qu'elle va s'offrir à faire quelque chose que les deux parties désirent mais ne sont pas disposée à faire !"

Etonnant non !

Nous pourrions le dire ainsi : On est là tous les deux, faut faire la vaisselle, car nous avons tous les deux très envie, le grand désir de faire la vaisselle, mais je ne peux me décider et je ne veux pas te priver non plus, alors j'attend que tu t'y mettes.... et je sais que toi tu penses pareil que moi... donc on peut attendre longtemps !!! comment veux-tu que ça avance, avec ça !

Mais, toi, tu trouves où j'ai lu cette anecdote sympathique....

1 Baladar, suite V....

....les trois chiens de l'écossais hurlant à la mort.
la baleine disparaît.
L'ange survient (il porte un bandeau sur l'oeil), derrière lui, deux anges de service portent un brancard.
Ils placent l'écossais sur le brancard et reprennent leur vol.Un pigeon voyageur qui les voit passer, lâche sa valise et fait le signe de croix.
On n'entend plus la chanson des chiens.
Seul sur la plage, le père BALADAR et son biniou.
Il veut jouer encore.
Mais révolté par le sort odieux qu'on lui fait subir depuis trop longtemps, le biniou renverse les rôles et joue du BALADAR.
C'est-à-dire qu'il prend le père BALADAR et, lui soufflant dans l'oreille, le gonfle mélodieusement. Celui-ci ne tarde pas à s'envoler en musique et le biniou satisfait, court raconter son exploit à sa famille.
Grande joie chez les binious et petit concert.
Binious et poissons fraternisent et chacun chante la sienne.
Puis musique en tête les poissons prennent possession de la ville.
Chacun s'installe :
  • le poisson-scie et l'espadon chez l'ébéniste,
  • la raie chez le coiffeur
  • et le homard au bureau de tabac pour couper les cigares.
La fabrique abandonnée porte cette pancarte : - MUSÉE - et les poissons viennent voir les boîtes vides comme au Louvre les sarcophages.
Très heureuse...
....la pieuvre s'est installée en maître dans la maison.
Avec un tentacule, elle prend de l'eau à la pompe, avec un autre, elle se rase...
  • ...allume ainsi sa pipe au phare,
  • sonne les cloches,
  • distribue le courrier,
  • bat les tapis avec un touchant ensemble.
Très loin, sur l'Océan, BALADAR coiffé d'une casquette de capitaine va et vient sur le pont de son navire et commande l'exercice des ses pingouins-fusilliers marins.
(Bruit d'ensemble des talons et des crosses de fusil.)
Soudain BALADAR lèvre les yeux et pousse un cri :


"Papa."


Le père BALADAR en effet, gonflé à bloc, survole le bateau en faisant des signes désespérés.
Les pingouins lâchent leur fusil et s'enfuient.
(Bruit d'ailes et de fusils partant tout seuls.)
Le père BALADAR prend possession du bateau.
Terrorisé BALADAR plonge dans l'océan, et se cramponne à la queue de la baleine, où se troue déjà un poisson volant occupé à prendre son tub sous le jet d'au sortant des narines de la bête
Ils se saluent.
A cet instant
BALADAR entend un chant très triste et très joli (une sorte de chant hawaïen).
Le poisson volant fait claquer sa langue en connaiseur et saisissant BALADAR il le promène avec complaisance devant la sirène captive.
Pour la séduire BALADAR fait des tours de cartes, et la baleine est prise d'une formidable hilarité.
Les cordes de la lyre se gondolent, la sirène en profite pour sortir, BALADAR la prend dans ses bras et le poisson volant les dépose sur le dos du cétacé.
Idylle.
Elle chante. Le poisson volant pond un oeuf sur le jet d'eau de la baleine, s'envole, disparaît et revient avec un petit fusil.
BALADAR tire à l'oeuf devant la sirène conquise.

A la pêche à la baleine
A la pêche à la baleine
Disait le père d'une voix courroucée
A son fils Prosper sous l'armoire allongée.....

(Mais ceci est une autre histoire...
de Jacques Prévert aussi......)


La suite... bientôt, je sais que tu as hâte...

Jacque Prévert
in la cinquième saison - GALLIMARD

7 La première fois (bis)

La première fois que j'ai pris le bus toute seule je me suis trompée de trottoir !!! je me suis retrouvée à l'opposé de là où je voulais aller.... j'avais 13 ans.... génial non ! je n'ai toujours pas de GPS dans les neurones.....depuis j'hésite à faire le trottoir.... tu ferais quoi toi ?

La première fois que j'ai pris un taxi toute seule.... j'ai suivi un monsieur a cheveux blancs qui m'a dit "Mlle, vous cherchez un taxi, venez avec moi, ça ira plus vite" il m'a fait passer par les sous-sols de Montparnasse, je n'en menais pas large.... mais il m'a bien conduit aux taxis.... je me dis que j'étais vraiment trop naïve..... après coup.... j'avais 14 ans....légèrement débile non !

La première fois que j'ai conduit la voiture toute seule : l'arbre m'a sauté dessus.... il m'empêchait de faire ma manoeuvre, forcément j'ai un peu abimé la portière.... je tournais le volant dans le mauvais sens.... je te dis, j'avais pas de GPS..... et je ne suis pas latéralisée....

La première fois que j'ai été première de la classe, je suis rentrée toute joyeuse à la maison...... parce que la veille il y avait eu une erreur.... on m'avait mis deuz' alors que j'étais prem' et ma môman m'avait dit : ah bon... t'es pas la prem'... alors forcément en rentrant.... môman, môman, j'suis pas deuz', j'suis prem'.... elle à même pas levé le nez.... je me souviens qu'elle nettoyait les carreaux de la cuisine.... depuis, moi, j'fais pas mes carreaux.... d'la crotte....

La première fois que j'ai gagné des sous à moi, je me suis acheté un sac.... il était tout crognon.... je l'adorais.... j'adoooorrreee les sacs....

La première fois que j'ai raconté une histoire "drôle" à mon pôpa, je m'en suis pris une bonne.... tiens, je te la raconte l'histoire.... c'était le jour de ma communion solennelle.... et oui, c'était pas hier... donc l'histoire, je sais que tu l'attends...
- dis pôpa ?
- oui ma petite puce (j'étais sa petite puce)
- tu connais la différence entre toi et une église ?
- Boh non, tu vas me le dire....
- Ben l'église est consacrée et toi t'es un sacré c....
oh la bafffe que je me suis prise ! la seule, l'unique, la vraie de vraie... celle qui te laisse une trace indélébile... a vie....
Et que le vaste monde poursuive sa course folle !
Cormac Mc Carthy - La route